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Economie

Prise en charge du diabète
Dernier bastion de résistance chez les assureurs

Par L'Economiste | Edition N°:3404 Le 12/11/2010 | Partager

. Journée mondiale contre le diabète ce dimanche 14 novembre. Le taux de prévalence est évalué à 7,1% de la population La photographie de la situation épidémiologique au Maroc n’incite guère à l’optimisme. La dernière enquête du ministère de la Santé (elle remonte à 2001!) revèlait une prévalence de 6,6% de la population. Par projection, la prévalence actuelle se situerait autour de 8%, affirme la Pr Fatima Marouan, endocrinologue et diabétologue à Casablanca. Selon les prévisions de l’OMS, si aucune stratégie efficace de prévention n’est adoptée au Maroc, il y aura 10% de patients diabétiques en 2025. Ce niveau de prévalence est pour la collectivité, une lourde charge au regard des coûts directs élevés qu’il entraînerait. Indirectement, ses conséquences sur le plan social se mesurent par la hausse de la mortalité et de la morbidité due à l’extension de la pathologie. Sans changer radicalement la situation, l’Assurance maladie obligatoire (AMO) a globalement permis un accès plus large de malades aux soins, affirme la professeur. Au quotidien, l’impact est palpable au niveau de la prise en charge, mais il faudra une étude plus approfondie pour évaluer l’impact réel de l’AMO, tempère-t-elle aussitôt. En revanche, la prise en charge par les mutuelles privées est aujourd’hui très disparate. Pour les assurés qui sont sous traitement par des anti-diabétiques oraux, les assurances remboursent les frais normalement. Cela s’explique par l’existence d’une offre très importante de génériques sur le marché. Financièrement, les coûts sont supportables, confie un spécialiste en économie de la santé. En revanche, la situation se complique lorsque le patient passe à l’insuline. Ici, tout dépend des termes du contrat qui lie son employeur à l’assurance (mutuelle). En général, ils se couvrent derrière le motif selon lequel la pathologie était antérieure à la souscription du contrat (sans avoir d’ailleurs exigé d’examens médicaux préalables). Pour régler ce problème et alléger le poids financier du traitement à leurs salariés, plusieurs entreprises incluent dans le contrat-groupe qui les lie à leur assureur, la prise en charge du diabète. Cela équivaut à des primes plus élevées. Les résultats d’une étude épidémiologique internationale sur la prise en charge du diabète, sponsorisée par Sanofi-Aventis, à laquelle a participé le Maroc, ont montré qu’au Maroc, l’équilibre du taux de glucose (sucre) dans le sang, selon les valeurs recommandés par l’OMS, n’est atteint que chez 1/3 des patients diabétiques de type 2. Près d’un patient sur deux, n’a pas bénéficié du dépistage d’au moins une complication vasculaire, relève le Pr. Ahmed Farouqi, Chef de service Endocrinologie et diabétologie au CHU Ibn Rochd, coordinateur de l’étude.En terme de moyens de contrôle et de surveillance, cette étude montre aussi que peu de patients bénéficient du test de référence qui permet d’évaluer l’atteinte de l’équilibre du taux du glucose dans le sang à la fréquence recommandée et que la majorité des patients n’ont pas un glucomètre pour surveiller leur taux de glucose. Par ailleurs, cette étude met la lumière sur l’importance du poids social et économique du diabète à travers le taux et la durée de l’absentéisme au travail occasionné, ainsi que le taux des hospitalisations. L’étude IDMPS a été réalisée en 2007 et concerne 24 pays dont le Maroc sur un échantillon de 15.000 patients (diabète type 2). A.S.

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