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    Présidence UE: Mission difficile pour les Tchèques

    Par L'Economiste | Edition N°:2926 Le 23/12/2008 | Partager

    . Elle craint le pouvoir de nuisance de Vaclav Klaus. Prague promet de continuer sur le même élan Dix jours avant de prendre la présidence de l’UE, les Tchèques ont bien du mal à convaincre les Européens que leur président Vaclav Klaus ne sapera pas l’élan donné à l’Europe par l’activisme du président français Nicolas Sarkozy. «Nous sommes fiers d’être membres de l’UE, nous sommes dévoués à notre tâche et je suis sûre qu’après 6 mois de notre présidence, vous ne penserez plus que les Tchèques sont eurosceptiques», a tenté de rassurer cette semaine Milena Vicenova, ambassadrice tchèque auprès de l’UE. Mais malgré toutes les assurances, «un doute traverse toutes les capitales, tant la France a su montrer qu’une présidence active et forte peut seule maintenir l’unité face aux difficultés», estime Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman. Et Prague a beau promettre de continuer sur le même élan, rien n’y fait. La République tchèque, pays de 10 millions d’habitants entré dans le bloc européen en 2004, assurera en plus sa première présidence de l’UE avec un «gouvernement très faible», continue-t-il. Le Premier ministre Mirek Topolanek devra aussi faire face le 3 février à un vote risqué de son parlement sur le traité de Lisbonne, que seule la République tchèque et l’Irlande n’ont pas ratifié. Cela sous les railleries incessantes du président Vaclav Klaus, qui s’oppose au traité de Lisbonne mais nie aussi le réchauffement climatique et qualifie de «populistes» les mesures prises contre la crise économique. «Ce qui va se passer, c’est qu’il y aura une petite chorale de voix venues de Prague et qu’elles ne chanteront pas la même chanson», prédit Piotr Kaczynski, estimant que cette cacophonie risque d’avoir «un impact négatif sur le poids politique de la présidence tchèque». Le gouvernement tchèque ne peut que s’efforcer de minimiser l’influence de cette voix présidentielle discordante. «La politique européenne est du domaine du gouvernement», a ainsi martelé cette semaine le vice-Premier ministre Alexandr Vondra, en demandant à être noté uniquement «sur nos actes».J. K.

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