×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie Internationale

Présidence de l'OMC: USA contre UE et Asie

Par L'Economiste | Edition N°:474 Le 31/03/1999 | Partager

· Le Thaïlandais Panitchpakdi renforce sa position par l'appui de l'Union Européenne et l'Asie

· Pour les Américains, Mike Moore est le plus apte à tenir les reines de l'OMC

· La succession de l'Italien Renato Ruggiero devrait se faire aujourd'hui par consensus: Les membre de l'OMC refusent de recourir au vote


Consensus ou pas, c'est aujourd'hui que les membres de l'OMC devraient désigner le nouveau directeur général de l'Organisation. La compétition s'annonce très serrée entre les deux candidats en course.
Sur la scène internationale, les positions des uns et des autres sont restées opposées. Pour les pays émergeants, avec l'appui du Japon, Panitchpakdi est l'homme qu'il faut. Les autres, eux, sont pour Mike Moore qui est jugé le plus apte à redresser la situation de l'OMC. Les Etats-Unis semblent se rallier à ce dernier et la Thaïlande crie à l'offense.
L'Union Européenne, elle, a décidé, à l'issue de la 2ème conférence des ministres des Affaires Etrangères de l'UE et de l'Asie qui s'est tenue lundi à Berlin, d'appuyer la candidature du Thaïlandais. Elle vient ainsi de mettre un terme à sa position mitigée de la semaine dernière. Le Thaïlandais "devient ainsi un symbole pour la coopération menée au sein de l'ASEM'', a déclaré le ministre allemand aux Affaires Etrangères, M. Ludger Volmer.
Jusqu'à la conférence de lundi, les membres de l'UE étaient partagées entre Panitchpakdi et Moore. Huit pays européens soutenaient le Thaïlandais, alors que sept se cramponnaient à son rival.
Pour faire campagne, le candidat thaïlandais, Supachai Panitchpakdi, s'est rendu lundi à Genève dans l'espoir de gagner les membres de l'OMC. Jusqu'à hier, rien n'était encore acquis.

Ce qui est sûr, c'est que la Thaïlande s'est mobilisée pour soutenir son candidat. Gouvernement et presse thaïlandais accentuent le forcing pour déclasser Mike Moore, le candidat néo-zélandais. Le gouvernement de Bangkok a manifesté samedi dernier sa mauvaise humeur à l'égard des Etats-Unis, qui, bien qu'il soient son partenaire, plaide pour la cause du candidat néo-zélandais.
A noter que l'OMC s'est refusée jusqu'ici de recourir au vote pour désigner le futur directeur général de l'organisation. Le choix du successeur de l'Italien Renato Ruggiero, dont le mandat s'achève le 30 avril, devrait faire l'objet d'un consensus entre les membres de l'Organisation. Consensus difficile à obtenir compte tenu des inclinaisons des uns et des autres. Le vote reste une éventualité dont le recours au veto peut rendre la situation plus compliquée.


Supachai Panitchpakdi en bref


Panitchpakdi est le premier dirigeant thaïlandais à s'imposer sur la scène internationale. Technocrate de sa situation, il a fait partie à deux reprises de l'équipe économique du Premier ministre démocrate Chuan Leekpai. Il a été vice-Premier ministre en charge des Affaires Economiques de 1992 à 1995. Il a occupé le même poste à partir de novembre 1997 lorsque M. Chuan a été reconduit aux affaires en pleine crise politique et sociale. Panitchpakdi assurait également les fonctions de ministre du Commerce dans le second gouvernement Chuan.
Ancien banquier de 52 ans, Panitchpakdi est réputé pour la justesse de ses prévisions économiques. Il a été porte-parole de la Banque centrale puis président de la Thai Military Bank avant d'accéder au poste de vice-ministre des Finances sous le gouvernement de Prem Tinsulanonda en 1986. Il est considéré comme un spécialiste des dossiers internationaux. Il a été en particulier responsable du suivi du plan de redressement de 17,2 milliards de Dollars piloté par le FMI et la Banque Mondiale en faveur de la Thaïlande.

Khalid TRITKI (AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc