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Près de 100.000 hectares assurés contre la sécheresse à partir de la prochaine campagne agricole

Par L'Economiste | Edition N°:458 Le 08/03/1999 | Partager

· Souscription adossée à l'octroi de crédit par la CNCA
· Tarification par régions
· Le réassureur australien GIO est apériteur


En mettant au point une couverture contre le risque sécheresse, la MAMDA/MCMA pousse un peu plus loin les frontières de l'assurabilité au Maroc. Le projet, qui sera subventionné par l'Etat pour la couverture dite de premier palier, est déjà bouclé. Près de 100.000 hectares de surfaces cultivables seront couverts à partir de la prochaine campagne agricole. "C'est un projet ambitieux pour les cultures céréalières. Il s'agira notamment de permettre aux agriculteurs de limiter les risques d'endettement", affirme M. Abed Yacoubi Soussene, directeur général de la MAMDA/MCMA. Une des principales caractéristiques de l'assurance sécheresse sera son caractère obligatoire. La souscription sera en effet adossée à l'octroi de crédit agricole. La CNCA a d'ores et déjà commencé à l'exiger aux agriculteurs.
Les contrats qui seront proposés à la souscription sont uniformes. Les primes d'assurances, elles, tiendront compte de la pluviométrie (et donc de la sinistralité) de chaque région. Ces critères sont déjà retenus pour l'assurance-grêle, un produit commercialisé par le groupe depuis 1920.
La projet d'assurance sécheresse se limitera uniquement aux zones dites de "bour favorables". Pas question de couvrir les régions de l'Oriental ou désertiques. Ce qui paraît en somme logique. Pour des impératifs techniques, il semble en effet difficile d'assurer des régions où les chances de voir se réaliser le risque (dans notre cas le risque de sécheresse) sont quasi-certaines. La garantie étant nouvelle au Maroc, il a donc fallu s'inspirer de l'expérience des autres pays. En particulier, celle de l'Australie, une région dont le climat semi aride se rapproche de près à celui du Maroc, est-il indique auprès de la MAMDA/ MCMA. Sur une autre registre, à savoir la réassurance, ce pays sera également associé, au projet, le réassureur australien GIO étant apériteur.

Couverture diversifiée


L'élaboration de l'assurance sécheresse aura nécessité près de trois ans.
"Il fallait absolument faire des simulations sur une période suffisamment longue de manière à mieux cerner la sinistralité" souligne M. Yacoubi.
Assurer 100.000 hectares n'est pas une mince affaire, même la réassurance limite les risques. Les responsables de la MAMDA/MCMA font cependant valoir plusieurs atouts, tant techniques que financiers.
En 1998, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 450 millions de DH (+8%). A noter que les deux mutuelles pèsent entre 5 à 6 milliards de DH sur le marché des placements financiers, alors que les réserves techniques atteignent environ 3,5 mil-
liards.
La MAMDA/MCMA s'enorgueillit de ne pas avoir, à l'instar d'autres compagnies d'assurances, de dossiers sinistres en suspens dans les tribunaux, "un objectif qui a été atteint à travers notamment une bonne gestion des sinistres alliée à une forte informatisation des services des litiges".

Mohamed BENABID

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