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Premières Journées Maritimes de L'ISEM : La défaillance humaine première source des accidents en mer

Par L'Economiste | Edition N°:67 Le 18/02/1993 | Partager

Sonder son environnement permet à une école d'obtenir la meilleure adéquation formation/emploi. Pour cela, l'ISEM a invité à ses Premières Journées Maritimes les divers intervenants du secteur. Un des thèmes traités a été consacre à la sécurité.

Les risques d'accident en mer sont, pour 80%, dûs à une défaillance humaine. L'erreur humaine pèse lourd sur la rentabilité du navire.

Conséquence: l'élément humain et la formation ont été placés au centre des interventions. "Si le Maroc a toujours accordé une attention particulière à la constitution d'une flotte marchande nationale et au renforcement du pavillon marocain sur le trafic, c'est dans un souci de sécurité et d'indépendance de ses échanges".

Dans le chapitre "sécurité" l'homme est mis en avant. Ainsi, à l'occasion de son intervention aux premières journées de l'ISEM intitulée "l'élément humain et la sécurité", le Commandant Laanaba, Chargé de la Division Moyens et Services auprès de la Comanav, reproche aux textes et conventions adoptés en la matière d'avoir négligé le facteur humain.

Nombreux sont les textes qui, souligne-t-il, ont soutenu une approche ; technique axée sur le navire. L'accident, fait-il remarquer, est "un événement complexe dont les causes peuvent aller de I'acte de Dieu à la négligence ou l'erreur...". Or, il est communément admis que la première source des accidents est la défaillance humaine. Il en conclut que toute stratégie de réduction des accidents doit être axée sur ce facteur humain. Deux approches sont proposées :

L'erreur caractéristique de l'être humain

L'approche traditionnelle consiste à considérer l'opérateur maître de son comportement, de la conduite des tâches qui lui incombent ainsi que des mesures à prendre pour éviter les erreurs. Cette approche est généralement associée aux notions de sanctions, motivation et formation comme moyens de sensibiliser l'individu aux risques d'erreur. La seconde approche, qualifiée de "meilleure" par le conférencier, reconnaît en "l'erreur une caractéristique de l'être humain " . L'erreur est latente, prête à se manifester sous l'effet de la fatigue, la distraction ou la mauvaise communication. Elle suppose que l'opérateur est à chaque fois confronté à une situation complexe ou inhabituelle. Cette approche apporte une nuance en classifiant les erreurs en trois catégories:

l'inattention définie comme une défaillance dans l'exécution des étapes nécessaires pour achever une tâche. Elle est caractéristique des tâches routinières, d'un environnement familier ou de la mécanisation des gestes;

la faute, définie comme étant une défaillance dans l'exécution d'une tâche déterminée, est caractérisée par l'utilisation de règles inadaptées, un manque de formation et de fausses hypothèses. Elle est aussi consécutive à l'exécution d'un travail en milieu non familier;

La violation se caractérise par le non-respect des règles connues et préétablies. Elle est associée à l'inexistence de moyens de contrôle, à l'établissement de procédures non appropriées ou à une dilution des responsabilités.

Eriger ces journées en coutume

Si les initiateurs de ces journées ont choisi de les présenter sous le thème général "Navire outil de Développement National", c'est davantage la formation et l'élément humain qui ont été mis en relief. En effet, "s'il est vrai que le navire est un support de l'économie nationale, la formation des hommes, appelés à l'exploiter et à le gérer, constitue l'élément incontournable d'un secteur en pleine mutation". C'est en ces termes que M. Mohamed Tangi, Directeur des Relations Internationales, de la Formation et des Affaires Juridiques au sein du Ministère des Pêches et de la Marine Marchande, a résumé le lien d'interdépendance entre I'ISEM et le secteur qu'il fournit en officiers et élèves officiers. L'objectif assigné à ces premières journées est de renforcer le dialogue entre l'Institut et les partenaires oeuvrant au sein du monde maritime. Les représentants du milieu professionnel: enseignants, universitaires, chercheurs ainsi qu'avocats, magistrats, assureurs et banquiers se sont réunis pendant trois jours pour traiter des différents aspects du monde de la mer. Le secteur des transports maritimes englobe 98% des échanges du Maroc avec le monde extérieur. En sa qualité de formateur de ceux qui seront appelés à assumer des responsabilités à bord des navires, I'ISEM souhaite ériger ces journées en coutume 7 au sein de l'établissement.

N.H.

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