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    Economie

    Premier Forum de microfinance
    La formule a pris, pérennisons-la!

    Par L'Economiste | Edition N°:2163 Le 02/12/2005 | Partager

    . Jettou clôture l’année du microcrédit, “réelle success story”. Un grand défi: Trouver de nouveaux fonds. Des besoins estimés à 6 milliards de DHTombée de rideau ce vendredi soir sur le premier Forum de la microfinance à Marrakech. Cette grand-messe, impulsée par le Premier ministre, Driss Jettou, réunissait depuis mercredi 30 novembre un parterre d’hommes d’affaires et représentants du secteur venus aussi de l’étranger. La boucle est bouclée. L’année internationale du microcrédit s’achève en beauté par une mise au point des avancées –spectaculaires- de l’activité au Maroc. Les débats, qui ont eu lieu sur les deux premiers jours de la rencontre, portent davantage sur ce qu’il reste à faire afin de pérenniser le concept.Ainsi, Driss Jettou, dans son discours d’ouverture du Forum, s’est félicité des bonnes performances du secteur reconnues à l’international et qu’il a qualifiées de “réelle success-story”. Le financement constitue un “défi de taille”, et ce, “à la dimension des besoins de la population cible”, indique le Premier ministre. Pour rappel, les estimations fournies par les professionnels du microcrédit situent les besoins financiers à près de 6 milliards de dirhams… “Des efforts sont à consentir pour la mobilisation des financements appropriés (…), aujourd’hui en voie de concrétisation grâce à l’implication directe de deux membres du comité national: la CDG et la KFW”… Et au soutien du comité dans le projet de création d’un fonds de refinancement des associations de microcrédit, indique en substance Jettou. Celui-ci sera doté de 500 millions de DH avec peut-être appel public à l’épargne.. Transparence et éthiqueLa gouvernance des associations figure également au premier rang des préoccupations du gouvernement. Le recours aux techniques modernes de gestion et de planning stratégique, l’adoption de règles de transparence et d’éthique devraient permettre d’en assurer la pérennité, a insisté le Premier ministre. “Dans ce sens, nous accordons un intérêt particulier aux projets de mise en place de la centrale des risques et au processus de supervision entamé par Bank Al-Maghrib dans le cadre de la nouvelle loi bancaire”. De même, le Premier ministre a mis en avant l’adoption, par le Conseil national de compatibilité, du plan comptable des associations de microcrédit.Emmanuel Dierckx de Casterlé, le représentant du Pnud, qui voue une véritable passion pour le Maroc, a succédé à Driss Jettou lors du discours d’ouverture. Il a tranché pour une année particulièrement productive de l’activité, “avec un certain nombre de réalisations et de lancement de chantiers structurants”. Le représentant du Pnud a loué les partenariats conclus, tant au niveau du secteur public (ministères, agences de développement, organismes publics) qu’avec le privé: les banques. Ces pactes ont concerné de nombreux domaines, observe-t-il, tels l’alphabétisation, le développement rural, le tourisme rural et les services de base (eau, électricité, assainissement, énergies renouvelables, habitat salubre et crédit individuel). Mais attention à ne pas s’endormir sur ses lauriers! Fouad Abdelmouni, directeur de l’association Alamana, le dit clairement dans un entretien à L’Economiste: “Le besoin d’expansion continue d’être important car, aujourd’hui, nous servons 600.000 personnes, mais devrions en toucher 6 fois plus”. Abdelmouni a insisté sur le fait que le microcrédit n’est pas une panacée, qu’il faut trouver de nouveaux fonds importants et veiller aux points noirs de l’activité comme le clientélisme par exemple.


    Les acteurs primés

    La cérémonie d’ouverture a été aussi l’occasion de remettre des prix aux acteurs du microcrédit: les microentrepreneurs (cf. notre édition du 30 novembre 2005 www.leconomiste.com). Ainsi, plusieurs distinctions ont été décernées sur des critères d’inventivité et de préhension à créer un emploi, a indiqué un membre du Pnud. Cinq catégories de prix donc: universitaires, majeurs, pour le monde rural, d’encouragement et de reconnaissance pour les agents de crédits. Les prix universitaires ont été remis à Khalil Baguare, titulaire d’un DESA de l’Université Mohammed Ben Abdellah à Fès et Saâd Ben Abdelfadil, titulaire d’un DESA de l’Université Mohammed V à Rabat pour leur recherche, respectivement, sur “Le financement des AMC” et “Le développement d’un système financier intégrant au Maroc”. Les prix destinés au monde rural ont récompensé Lakbira Hamdi Alaoui d’Errachidia (Fondation Crédit Agricole), Rakia Aït Elhour de Benguérir (Fondation Banque Populaire) et Fatima Kahlaoui de Khémisset (Fondation Zakoura). Et ce, respectivement dans les secteurs de l’élevage, de la couture traditionnelle et moderne ainsi que de la miroiterie. Les prix d’encouragement ont été remis, eux, à Saloua Jabli (Ismailia) de Meknès -couture traditionnelle et porcelaine-, et Fatima Yahyaoui (Al Karama) d’Oujda -décoration et céramique-.Les prix de reconnaissance aux agents de crédits ont été remis à Rabha El Bouazzaoui (AMOS) de Kerouchene, Hayat Jellal (AMSSF) de Fès, Hafida Essakkaki (Fondep) d’Al Hoceïma, Hassan Dahir (Alamana) de Fkih Ben Saleh, Linda Oussalih (Fondation Banque Populaire) de Taroudant et Nadia Majjit (Fondation Zakoura) de Nador.Last but not least, les prix majeurs ont été décernés à Abdellah Elkamili (INMAA) d’Agdez qui officie dans le tourisme rural. Youssef Zriouil (Alamana) d’Inezgane qui opère, lui, dans la fabrication de bijoux et Smaïl Oubal (Atil) de Tétouan qui fabrique des articles en cuir. Ils empochent respectivement les sommes de 3.500, 2.500 et 1.500 dollars.Bravo à tous!Céline PERROTEY

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