×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Politique Internationale

Premier Festival International de Bridge : Les Bridgeurs marocains sur le podium

Par L'Economiste | Edition N°:28 Le 07/05/1992 | Partager

S'il est resté longtemps le jeu favori d'Anglais distingués et désoeuvrés, le bridge s'est considérablement démocratisé. De nombreuses associations, de par le monde, ont été créées et ont élaboré des régles afin de permettre les compétitions entre différents pays. Aujourd'hui, c'est au tour du Maroc d'accueillir son premier Festival International du Bridge.

Du 1er au 3 mai 1992 à Casablanca, le premier Festival a été organisé par la nouvelle section de bridge du Royal Golf d'Anfa-Mohammédia, avec le concours de la Fondation Wafabank et sous l'égide de la Fédération Royale Marocaine de Bridge. Dans les salons feutrés du Royal Mansour, 208 bridgeurs dont 30 étrangers (France, Italie, Gréce...) et 8 grands champions et vice-champions d'Europe, de Gréce et du reste du monde, se sont affrontés pendant trois jours, et où l'on a pu remarquer l'absence du "Grand Maître International" Omar Sharif, prévu au programme.
Les champions de ces journées sont la Gréce et la France, suivis de trés prés par les joueurs marocains.
Le tournoi s'est déroulé en trois séances additionnées, avec un classement unique où les prix ont été décernés par séries (10 prix par série). Les joueurs étrangers ont perçu leur dotation en franc français.
Pour la majorité des participants, ce premier tournoi international était une réussite par l'organisation et l'ambiance "conviviale" et une surprise créée par "l'excellent niveau et le comportement sportif des joueurs marocains", dira un bridgeur étranger, qui ont "raflé" une grande majorité des prix. Des coupes, des plateaux en argent, des livres, des stylos, des séjours au "Club Méd" et des prix en numéraire (20.000 DH pour les 1ers de la première série) ont été remportés par les "champions" de ce tournoi qui, espérent les organisateurs, "deviendra un classique de plus en plus prisé".
Par cette manifestation, les organisateurs ont également voulu "montrer que le bridge n'est pas un jeu d'élite, mais un loisir accessible à tout joueur quelque soit son niveau.

Enigme mathématique

Jeu social et de compétition, le bridge a souffert et souffre encore de son assimilation au jeu d'argent ou au poker.
En fait, le bridge est un jeu mais aussi une discipline qui développe l'analyse, la logique et la concentration.
"Le bridge ressemble à une énigme mathématique où réfléchir les méninges pour trouver une solution à cette énigme", dit M. Jean Paul Meyer, champion d'Europe et président de la Fédération Française de Bridge.
"Il ne s'apprend pas avec des recettes qu'il suffit d'appliquer en sortant la bonne fiche cuisine, mieux vaut comprendre le mécanisme du jeu, des enchéres que de s'encombrer la mémoire", ajoute t-il. Avec 52 cartes, le bridge nécessite 4 joueurs, groupés par équipes de 2. Le partenaire change aprés chaque "robre". Une partie se joue en trois robres; un robre se joue en deux manches (on fera une "belle" si chaque équipe a gagné une manche).
La valeur des cartes est, dans l'ordre décroissant, As, Roi, Dame, Valet, Dix, Neuf, etc..., et celle des couleurs dans l'ordre croissant: tréfle, carreau, coeur, Pique, puis sans-atout.
Chaque joueur ayant reçu ses 13 cartes, il est nécessaire de fixer l'atout en procédant aux enchéres (c'est la partie du jeu connue sous le nom d'"annonces").
Les professionnels divisent le bridge en deux mondes: le monde des enchéres (la communication avec le partenaire) et le monde du jeu de la carte ou du maniement et du raisonnement.
Pour l'année 1991-92, on compte au Maroc environ 280 licenciés, chiffre qui évoluera d'ici la fin de l'année pour atteindre les 300, 5 clubs à Casablanca, 3 à Rabat, 1 à Marrakech et à Agadir et un club en cours de création à Oujda.
Le but des différents clubs, associations et fédérations de bridge est de promouvoir et de vulgariser cette discipline encore peu connue du public marocain. "Il faudrait peut être commencer par attaquer le créneau Universités, complexes et clubs sportifs, puis ensuite les écoles", proposent les professionnels.
En France, 80.000 membres sont affiliés à la Fédération Française de Bridge et 10.000 personnes sont formées, chaque année, dans les lycées et colléges où l'on pratique le bridge-pilote.
"En France, il existe un outil de formation qui est en train de donner ses fruits, le mini-bridge. En un quart d'heure, il permet aux enfants et même aux adultes de jouer à quelque chose qui les amuse et qui leur montre l'aspect le plus difficile du bridge", conclut M. Meyer.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc