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    Premier congrès/exposition télécoms et réseaux : Les télécoms en attente du démantèlement d'un monopole

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    Le Maroc entre dans le tourbillon des télécommunications, mais celui-ci remet en cause la législation actuelle. Le premier congrès/exposition des télécoms et réseaux. présente l'état d'avancement de la technologie, l'offre de matériel et de services et cherche les axes de la réforme.

    Les télécommunications auront un impact prononcé sur la relance économique. C'est dans ce contexte que se tient le premier congrès sur les télécoms les 24 et 25 novembre 1994 dans la Technopole Mohammed V. Il est organisé par l'Association Nationale des Ingénieurs des Télécommunications (ANIT) et ID'COM, filiale d'EDICOM France, avec le soutien de L'Economiste.

    Plus de 40 conférenciers du Maroc, de France, des Etats-Unis, du Canada et de Suisse seront présents. Le congrès est patronné par le Ministère des P et T.

    Les objectifs de cette manifestation sont doubles. Au niveau du Salon, le but est de permettre à l'ensemble des professionnels de l'offre (industriels, opérateurs, installateurs, revendeurs, consultants...) de présenter aux entreprises utilisatrices leur offre de matériel et de services. L'offre de matériel englobe la téléphonie, la téléphonie mobile, les terminaux, les modems, le câblage, les logiciels de gestion, les réseaux, l'équipement de télécommunication...

    L'offre de services, quant à elle, concerne le transfert de données, les messageries électroniques, les lignes spécialisées, les échanges de données informatisées, le Facility's Management, le conseil, l'ingénierie, l'installation...

    De son côté, le congrès présentera l'état d'avancement de la technologie et des services pour le transport de la voix, des données et de l'image. Trois problématiques majeures se dégagent de cette rencontre. Il s'agit des réseaux d'entreprises, des services sur les réseaux et de la téléphonie mobile. Sur deux jours, le congrès se présentera sous forme d'ateliers, six au total. La séance plénière fera le point sur l'économie des marchés des télécommunications, sur les perspectives et les enjeux des marchés des télécommunications au Maroc et enfin sur la privatisation et la réglementation.

    Textes parcellaires

    Si le Maroc suit tant bien que mal les révolutions technologiques dans ce domaine, il reste en revanche complètement en marge en matière de réglementation. En effet, à l'exception de quelques textes parcellaires, il n'existe pas de réglementation. L'ONPT détient aujourd'hui le monopole du réseau. Il est l'unique opérateur sur le marché. En revanche, les services à valeur ajoutée, telle que la transmission des données ou la commercialisation des terminaux, sont déjà ouverts à la concurrence. Mais aucun texte juridique ne précise encore les droits et obligations des installateurs privés. Selon les professionnels, la démonopo-lisation se traduirait automatiquement par une baisse des coûts qui profiterait en premier lieu à l'utilisateur avec néanmoins des risques d'exclusion pour les utilisateurs marginaux. Pour beaucoup, il faut d'une part réadapter les anciens textes, et d'autre part, "réglementer les nouveaux créneaux" Vu sous cet angle, le sens de déréglementation en télécoms est loin de faire l'unanimité des professionnels. S'y ajoutent les termes inévitables de privatisation, de dérégulation, de libéralisation... Le tout sur fond de démantèlement du monopole de l'ONPT.

    Le fait technologique bouscule donc la législation actuelle des télécoms. Si, en droit, le monopole existe toujours, dans le fait, il perd sa légitimité.

    Par ailleurs, si les impératifs de la déréglementation ne soulèvent pas de controverses, en revanche, des divergences notables existent sur le fond, sur le sens qu'il faut donner à cette déréglementation.

    La réflexion n'est pas aisée car elle met en relief toute la "problématique du service public" Les expériences menées à l'étranger à propos de la déréglementation n'avaient pas toutes les mêmes objectifs.

    Et par conséquent, elles prenaient des formes différentes. Pour une grande majorité d'experts, les motifs de la déréglementation peuvent se ramener à "l'amélioration de l'efficience du service public", à une volonté "d'élargissement de l'actionnariat" ou encore "à la généralisation de nouvelles ressources".

    Meriem OUDGHRI

    (1) Chiffre avancé par l'Institut de l'Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (IDATE).

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