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    Entreprise Internationale

    Premier congrès mondial d'Infoéthique

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Les réseaux numériques de demain seront encore moins sûrs que ceux d'aujourd'hui qui s'avèrent déjà vulnérables, a assuré, mardi 11 mars à Monaco, Klaus Brunnstein, professeur au Département de l'Informatique de l'Université de Hambourg, dans une intervention au 1er congrès mondial d'Infoéthique organisé par l'UNESCO du 10 au 12 mars 1997.
    Prenant l'exemple d'Internet, le Pr Brunnstein a estimé «que la sécurité y avait été négligée et que le réseau présentait des risques techniques». «Internet n'est pas fiable et peut difficilement convenir au traitement de l'information sensible, car il ne peut être protégé ni par la technique, ni par la loi», a-t-il ajouté.
    En outre, a poursuivi M. Brunnstein, la protection du consommateur face aux dangers de toutes sortes, copie, virus ou piratage, «est sous-traitée» et «les possibilités de réduction de l'insécurité sont très limitées». Il a prédit «qu'avec les développements technologiques, les risques augmenteront encore».

    «Dans ces conditions, a-t-il conclu, les futures "sociétés de l"Information" seront plus exposées qu'actuellement: les droits de l'individu y tiendront moins de place et les instruments juridiques traditionnels devront être adaptés à des valeurs différentes».
    S'exprimant sur ce dernier point, Mme Kaaren Kommen, responsable des services en-ligne de l'ABA, l'Office de Radio-TV australien, a mis en exergue les différences de législation d'un pays à l'autre, qui rendent plus ardues encore l'identification puis la répression éventuelle des auteurs de délits sur les réseaux numériques.
    Le Net ou tout autre réseau s'affranchissant des frontières et du code pénal de chacun, cela, naturellement, «fait obstacle à une harmonisation internationale des codes», moraux ou pénaux, a souligné Mme Kommen.
    «Si la plupart des pays répriment les messages à caractère pédophile, il existe de sérieuses divergences en matière d'appréciation de la violence ou du racisme, plus encore des sujets politiques, certains Etats considérant comme condamnables les messages critiques pour le gouvernement», a-t-elle expliqué.
    (AFP)







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