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Politique

Pourquoi j’ai quitté la CDT
Entretien avec Abdelmjid Bouzoubaâ

Par L'Economiste | Edition N°:2340 Le 15/08/2006 | Partager

. Fléchissement des positions, guerres intestines . Une nouvelle centrale syndicale comme alternativeInitiateur du syndicat national de la santé en 1978 et parmi les fondateurs de la CDT, la même année, Abdelmjid Bouzoubaâ était le 1er adjoint de la centrale syndicale depuis 1986, avant de la quitter en début de semaine. Il affirme avoir été contraint à démissionner, malgré ses convictions unionistes. . L’Economiste: Après avoir été 1er secrétaire du secrétariat général de la CDT depuis de longues années, vous venez de présenter votre démission? Quelles sont les raisons de ce départ?Abdelmjid Bouzoubaâ: Je tiens tout d’abord à souligner que je suis contre toute balkanisation du champ politique et syndical. Mais il est parfois des contraintes qui ne laissent pas le choix. 1er secrétaire du secrétariat général de la CDT, j’étais également, et depuis 2001, le secrétaire général du Congrès national ittihadi (CNI). Cette position m’empêchait de m’immiscer dans les affaires et orientations de la centrale, dont je suivais néanmoins les positions. Des positions qui fléchissaient au fil des jours et des épreuves pour faire dévier la CDT de sa ligne revendicative, à partir de 2001-2002. Je suis un homme de dialogue et de négociations, mais je constatais que la souplesse dont la centrale faisait preuve s’effectuait au détriment des intérêts de l’organisation et, même, des classes qu’elle est censée défendre. La distance que je gardais a fini par m’éloigner de la centrale, surtout après que celle-ci a voté en faveur de la dernière loi de finances. . Entre-temps, vous avez également quitté le CNI en mars dernier pour créer le Parti socialiste (PS) en avril…C’était après le dernier congrès du CNI. Là encore, j’ai constaté que toutes les propositions émanant du PS étaient systématiquement rejetées par la CDT, toutes ses idées écartées et tous ses hommes marginalisés. Le point culminant de ces manœuvres a été atteint lors du dernier congrès du syndicat national de l’enseignement, où nous avons été mis de côté, même au niveau du choix des congressistes. Conséquence, ou nos militants partaient d’eux-mêmes, ou ils étaient éliminés. Une véritable guerre était menée contre eux. Malgré tous les efforts que nous avons entrepris pour nous réintégrer, il était évident que nous n’avions plus droit de cité. D’où l’option que nous avons prise de créer une centrale alternative, à savoir l’Organisation démocratique du travail (ODT).. Quelles sont les composantes de cette nouvelle centrale et quels sont ses objectifs? L’ODT se compose de militants du P.S, du Parti socialiste unifié (PSU), de sans appartenance et d’autres formations. Nous avons également été rejoints par de larges régions, comme Rabat, Maknès et des zones sud et nord. Des secteurs entiers, comme la santé, les collectivités locales nous ont ralliés après avoir quitté la CDT. Et c’est autour de tout cela que le socle de l’ODT a été bâti. Nous comptons passer une période d’examen cet été pour tester le poids organisationnel, tant sur le plan sectoriel que régional, de la centrale. En fonction de cela, nous jugerons de l’opportunité de participer aux élections relatives au renouvellement du tiers à la Chambre des conseillers. Au niveau syndical, notre objectif pour 2007 est la tenue d’un congrès en bonne et due forme, prévu en mars prochain. Notre ligne revendicative sera alors tracée. . Qu’en est-il du PS? Des fusions avec les autres partis de gauche, de l’opposition, sont-elles envisageables ? Nous allons organiser notre congrès en octobre prochain, en conformité avec les dispositions de la nouvelle loi sur les partis. Ce sera l’occasion de fixer notre cercle d’alliances, la nouvelle politique étant aux regroupements, et de donner le coup d’envoi des préparatifs pour les prochaines élections législatives. La possibilité de fusion avec les partis de gauche avec lesquels nous partageons les mêmes sensibilités est de mise. Mais ce sera après le scrutin 2007. Celui-ci constituera pour nous une phase-test en fonction de laquelle les démarches à suivre seront adoptées. Propos recueillis par Tarik QATTAB

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