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Economie

Poulpe: Les professionnels veulent plus de contrôle

Par L'Economiste | Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

. Les armateurs pointent du doigt la durée du repos biologique et la concurrence déloyale. Ils tiennent, demain, une seconde réunion de travail avec le ministre des PêchesDes armateurs de la pêche hauturière, côtière et artisanale se sont réunis le 20 janvier avec les responsables du ministère de tutelle afin de trouver une solution aux nombreux problèmes que connaît le secteur du poulpe.Et pour cause, dans la situation actuelle, les opérateurs s'estiment doublement lésés. Ils doivent faire face, d'une part, à des périodes de repos biologique qu'ils jugent «excessives» (entre 2 et 4 mois) et d'autre part, à une forte concurrence qu'ils qualifient de déloyale. Et la rencontre avec le ministère des Pêches avait pour objectif de trouver une solution à ces deux problèmes majeurs.Concernant le repos biologique, l'Institut national de recherche halieutique (INRH) est le premier mis en cause par les professionnels de la pêche hauturière. Le contact entre l'Institut et certains opérateurs a été rompu depuis longtemps. Pour certains armateurs, les décisions de l'Institut sont, parfois, «en déphasage complet avec la réalité des ressources». Par conséquent, ils exigent que l'INRH travaille de concert avec eux, pour le bien de la ressource. En tout cas, le problème du repos biologique peut facilement être résolu. Il suffit que le dialogue soit rétabli. C'est d'ailleurs ce qu'a ordonné le ministre des Pêches, Taïeb Rhafess. Les responsables de l'INRH et les opérateurs ont tenu une première réunion de travail, hier 21 janvier, pour mettre en place des propositions qui seront soumises au ministre.Le deuxième problème est sans doute le plus compliqué: la concurrence déloyale. «Aujourd'hui, 6.000 barques artisanales travaillent en marge de la loi», assure un armateur. Ces embarcations pêchent du poulpe sans autorisation et même pendant les périodes de repos biologique. Une surexploitation en découle et les grands perdants sont non seulement les hauturiers mais également «les 7.000 barques immatriculées et qui travaillent en parfaite légalité», indique un professionnel.Cette situation pose le problème du contrôle dont est responsable le ministère des Pêches et les autres services de sécurité (la Gendarmerie). Dans la baie de Dakhla, les armateurs dénoncent «un véritable trafic où la capture est même débarquée la nuit au vu et au su de certains responsables».Selon un autre opérateur, les marins qui travaillent dans ce marché parallèle sont «surexploités, sans aucune couverture sociale et entassés dans des bidonvilles où certaines maladies graves ont fait leur apparition». En outre, le contrat-programme du secteur a du mal à voir le jour. Son adoption est certainement le meilleur moyen d'installer la transparence et en finir avec des pratiques illégales.Les professionnels comptent énormément sur le ministre des Pêches, Taïeb Rhafess. Celui-ci a la lourde tâche de «mettre de l'ordre dans ce secteur». A ce sujet, une nouvelle réunion est prévue entre les responsables de ce département et les professionnels, demain 23 janvier.Abdelmohsin EL HASSOUNI

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