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Economie

Poulpe: Discorde autour d'une libéralisation

Par L'Economiste | Edition N°:1536 Le 10/06/2003 | Partager

. Professionnels et ministère n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'unification des prix du poulpe. Les «congeleurs» demandent un délai de 3 mois pour écouler leurs stocks Rien ne va plus entre les propriétaires des unités frigorifiques pour la congélation du poulpe à Dakhla et Laâyoune et le ministre de la Pêche, Taieb Rhafes. Et pour cause, les «congeleurs« du poulpe risquent de subir des pertes de près de 200 millions de DH suite à la décision du ministère de tutelle de libéraliser les prix à l'export du poulpe et ce, en pleine saison de stockage. Après avoir essuyé à deux reprises le refus du département de la Pêche, d'abord de prolonger le repos biologique, et ensuite reporter la décision de la libéralisation des prix, les congeleurs ont proposé au ministre de leur accorder un délai s'étalant jusqu'au 30 août prochain. Objectif: liquider les stocks de l'ancienne marchandise estimés actuellement à 10.000 tonnes et par là même à réduire les dégâts, a déclaré un propriétaire d'une unité de congélation.Taieb Rhafes qui était en voyage à l'étranger, depuis la semaine dernière, ne s'est pas encore prononcé sur cette proposition. Le ministère de la Pêche qui avait déjà donné aux «congeleurs« jusqu'au 15 juin pour écouler leurs stocks, s'est dit toutefois étonné de voir les propriétaires des unités de congélation de poulpe menacer de poursuivre leur département de tutelle en Justice pour «une décision qui lui revient de droit«.Les travaux de la Commission de pêche au Parlement, tenue mardi dernier sur proposition du groupe istiqlalien, visaient en fait à trouver un terrain d'entente entre les professionnels du secteur et leur département de tutelle. En vain. Un groupe de 25 députés et conseillers de la région ont présenté un mémorandum au Premier ministre et au Cabinet royal pour trouver une issue à cette impasse.Ce n'est pas la libéralisation des prix à l'export du poulpe qui pose problème, affirme-t-on au ministère, mais le nombre de congeleurs qui a sensiblement augmenté ces dernières années passant de 5 unités seulement en 1995 à près d'une centaine aujourd'hui. Ce serait les différends existant au sein même de l'Association des congeleurs qui empêchent de se mettre d'accord sur un prix unique et non la libéralisation qui en est la cause. L'unification des prix devrait désormais se décider entre pro-fessionnels. «Les congeleurs ne doivent pas faire porter au ministère leur propre échec sur l'unification des prix du poulpe«, poursuit un responsable du ministère de la Pêche ayant requis l'anonymat. En d'autres termes, c'est à eux de se mettre d'accord avec les professionnels de la pêche hauturière. En tout état de cause, affirme le ministère de la Pêche, la libéralisation du secteur est un choix économique stratégique et c'est aux professionnels de s'adapter à cette nouvelle donne.D'autre part, ajoute le ministère, le raccourcissement ou la prolongation de la période de repos biologique est décidé suivant l'état des ressources halieutiques et après consultation des experts de l'Institut national des ressources halieutiques (INRH) et non en fonction d'intérêts particuliers.


Pressions japonaises?

Ce sont souvent les clients japonais (quelque douze sociétés) qui jouent entre les rivalités des professionnels de la pêche hauturière et les congeleurs pour faire baisser les prix. Les Japonais, qui pratiquent une politique de dumping, font en effet pression sur les petits congeleurs criblés de dettes pour les pousser à vendre au prix qu'ils ont eux-mêmes fixé, à savoir 6.100 dollars la tonne. Pourtant, la Commission de concertation et de suivi des marchés et des cours du poulpe qui s'était réunie le 13 décembre dernier à la Fédération des chambres des pêches maritimes à Rabat avait fixé le prix de référence à 7.200 dollars la tonne. Les Japonais sont même allés jusqu'à proposer aujourd'hui à certains propriétaires d'unités frigorifiques des prix «provisoires«. Serait-ce pour diviser les congeleurs qui résistent tant bien que mal à ce chantage?Noureddine FASSI

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