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    Europe

    Portugal: Le plan d’aide décortiqué

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    Mécanisme: Fonds européen de stabilisation financière
    Les experts en consultation

    LES représentants de l’UE et du FMI négocient avec les autorités portugaises pour définir les contours et les contreparties d’un plan d’aide financière, estimé pour l’instant à 80 milliards d’euros. Une partie de cette somme serait réservée aux banques portugaises. Les élections législatives anticipées, qui auront lieu le 5 juin, obligent les négociateurs à mettre au point un accord qui va satisfaire tous les partis. EurActiv.fr fait le point sur le plan de l’aide accordée au Portugal.

    ■ Mécanisme utilisé:
    Il s’agit du Fonds européen de stabilisation financière (FESF). Après l’Irlande, en novembre 2010, c’est la deuxième fois que ce mécanisme mis au point par le FMI et l’Union européenne est employé. Les règles de fonctionnement de ce système ont été arrêtées en mai 2010. La Commission peut emprunter à la place d’un Etat en difficulté à hauteur de 60 milliards d’euros. En outre, les Etats membres peuvent être amenés à emprunter directement pour apporter leur garantie aux emprunts émis par le FESF, à hauteur de 440 milliards d’euros, afin d’aider les pays en difficulté. Parallèlement, le FMI peut compléter cette somme, en versant 250 milliards d’euros.

    ■ Le taux et la durée:
    Il y a eu déjà des précédents pour la Grèce et l’Irlande. Le taux et la durée applicables au prêt portugais devraient aller dans le même sens. La Grèce a bénéficié d’un prêt de 110 milliards d’euros sur trois ans, dont les intérêts atteignent en moyenne 4,2%. Quant à Dublin, le taux applicable est de 5,8% sur dix ans, pour une enveloppe qui s’élève à 85 milliards d’euros.

    ■ Les contreparties:
    C’est sans aucun doute le point le plus chaud des négociations entre le FMI, l’UE et le Portugal. Lors d’une réunion début avril, les ministres des Finances ont évoqué un plan ambitieux, alliant réformes du marché du travail et privatisations. Le pays, qui connaît un déficit de 8,6% du PIB et une dette de 159,5 milliards d’euros (soit 92% du PIB), doit inverser cette tendance s’il veut pouvoir bénéficier de l’aide européenne. Les économistes s’attentent à des mesures assez drastiques, le cas d’un ajustement fiscal qui consisterait en une hausse de la TVA. En outre, l’UE et le FMI peuvent aussi exiger du Portugal qu’il abaisse ses dépenses, en révisant, par exemple, la durée et le montant des indémnités de chômage.

    ■ Prochaines étapes:
    Le Portugal, la Commission, le FMI et la BCE doivent arriver à un accord avant la mi-mai. C’est à cette date que les ministres des Finances de la zone euro devront officiellement entériner l’aide accordée à Lisbonne. Le Portugal doit honorer une échéance importante le 15 juin: le pays devrait avoir remboursé 5 milliards d’euros. En attendant, l’Etat portugais a annoncé qu’il lèverait à nouveau entre 750 millions et 1 milliard d’euros à court terme, mercredi 20 avril.

    F. Z. T.

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