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Portugal: Des scénarios de sortie de crise

Par L'Economiste | Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager
Confédérations patronales et syndicats redoutent un coût social
Le Portugal doit rembourser 5 milliards d’euros avant le 15 juin prochain

Le président du PSD, Pedro Passos Coelho, annonce que "le PSD ne fera pas obstacle à l'aide financière, dans la mesure où le pays en a désespérément besoin"

Les discussions sur le plan d’aide financière au Portugal se poursuivent depuis lundi. Les membres de la mission internationale UE-BCE-FMI, chargée de négocier un plan de sauvetage pour l'instant estimé à 80 milliards d'euros, rencontrent depuis mercredi les principales associations patronales portugaises au ministère des Finances. La mission internationale a pour mot d’ordre de discuter avec les représentants de tous les secteurs économiques qui seraient à même de proposer des solutions.
Pour l’heure, ce sont surtout des inquiétudes que les confédérations et syndicats ont exprimées. Ces derniers s’inquiètent du coût social des contreparties à l'aide financière de l'UE et du FMI, qui pourraient inclure une réforme du code du travail et des allocations chômage. C’est sans doute le point le plus chaud de ces négociations entre le FMI, l’UE et le Portugal.
A son arrivée, Joao Machado, président de la Confédération des agriculteurs portugais (CAP), a insisté sur l’importance du secteur agricole dans la sortie de crise. Avant d’ajouter que ce dernier pourrait «créer davantage d'emplois» en période de crise.
Pour la Confédération du commerce et des services du Portugal (CCP), il est nécessaire d’assurer la garantie des conditions bancaires qui financent les entreprises.
Outre la CAP et la CCP, les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international attendent également les propositions de la Confédération du tourisme portugais (CTP) et la Confédération des entreprises du Portugal (CIP).
"Le PSD ne fera pas obstacle à l'aide financière, dans la mesure où le pays en a désespérément besoin" annonce le président du PSD, Pedro Passos Coelho.
Le leader du CDS, Paulo Portas, a pour sa part défendu "un programme qui permette la croissance économique" à condition qu’il ne remette pas en cause "le soutien aux personnes âgées aux pensions les plus basses".
Opposés au plan de sauvetage demandé par le gouvernement socialiste démissionnaire, dans le sillage de la Grèce et l'Irlande l'an dernier, les partis de la gauche antilibérale ont refusé de rencontrer les membres de la troïka.
Le pays, qui connaît un déficit de 8,6% du PIB et une dette de 159,5 milliards d’euros (soit 92% du PIB), doit inverser cette tendance s’il veut pouvoir bénéficier de l’aide européenne.
L’UE et le FMI peuvent exiger du Portugal qu’il abaisse ses dépenses, par la révision de la durée et du montant des indemnités de chômage. Des mesures pèseront «essentiellement sur les ménages».
Le Portugal, la Commission, le FMI et la BCE doivent arriver à un accord avant la mi-mai. En attendant, le Portugal doit honorer une échéance importante le 15 juin, à laquelle il devra avoir remboursé 5 milliards d’euros. L’Etat portugais a annoncé mercredi qu’il lèverait à nouveau entre 750 millions et 1 milliard d’euros à court terme.

Houda SIKAOUI

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