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Ports: Le temps presse!

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. La réunion de mercredi entre Ghellab et les dockers a été un semi-échec. Les voies du dialogue restent ouvertes Aucun accord n’est encore intervenu entre le département de l’Equipement et le syndicat des dockers affiliés à l’UMT. Au bout d’une réunion de plus de six heures, mercredi dernier à Rabat, et que l’on croyait ultime, les deux parties n’ont pas réussi à trouver un terrain d’entente sur un point que l’on qualifie, de part et d’autre, de crucial. Il s’agit de la nouvelle société de stevedoring dont la procédure de création serait, à en croire une source du département de l’Equipement, au stade final. Le nouvel opérateur et prochain «concurrent» de la future Société d’exploitation des ports (Sodep) doit réunir la Comanav et quelques stevedores. Même si rien ne filtre encore sur le montage financier de cette société, pas plus que sur la composition du tour de table, des sources dignes de foi ont assuré à L’Economiste que c’est la Comanav qui en sera le chef de file. Et c’est ce qui «fait peur en quelques sortes aux dockers». «Même si nous avons déjà obtenu, grâce au Premier ministre Driss Jettou, une garantie gouvernementale de l’emploi à travers l’Agence nationale des ports (ANP), nous ne pouvons nous risquer dans un engagement avec la future société. Du moins tant qu’elle n’a pas encore été créée», affirme-t-on auprès du syndicat des dockers. «Pour nous ce serait comme signer un chèque à blanc, dont nous aurons à supporter les conséquences», dit Saïd Hirch, secrétaire général de ce syndicat. Un problème supplémentaire se pose cependant. Selon la loi sur la réforme portuaire, l’activité de manutention sera «supprimée». Par conséquent les stevedores actuels sont acculés, dès le 5 décembre, date d’entrée en vigueur de la loi 15-02 sur la réforme portuaire, soit à rejoindre la future société de stevedoring ou disparaître, indique-t-on, auprès du département de l’Equipement. Du coup, les dockers privés «pourraient ne pas recevoir leurs salaires de décembre», ajoute-t-on. De même source, on affirme que «le département de l’Equipement a fait beaucoup de concessions allant même jusqu’à faire garantir, au nom du gouvernement par l’Agence nationale des ports (ANP), le maintien des emplois et leur stabilité». L’ANP ne pouvant être recruteur, le département de l’Equipement avait proposé la création d’une nouvelle société de stevedoring. Celle-ci sera, ainsi, «le deuxième intervenant dans la manutention dans le port de Casablanca aux côtés de la Société d’exploitation des ports (Sodep)». L’Etat garantira l’engagement de la nouvelle société à offrir des emplois à toute la main-d’œuvre travaillant actuellement pour le compte des stevedores du port de Casablanca. Soit au total 1.090 dockers. Jamal Eddine HERRADI

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