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Politique

Polémique seuil d’éligibilité à 7%
El Yazghi défend le principe

Par L'Economiste | Edition N°:2315 Le 10/07/2006 | Partager

. Une barrière contre la balkanisation. Le débat sur le mode de scrutin sera du ressort du Parlement. Aucune alliance en vue avec le PJDMohamed El Yazghi n’en démord pas: le scrutin de liste au plus fort reste avec un seuil de 7% est la meilleure option pour les élections 2007. Pour le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), «on ne change pas un mode qui marche. Même si celui-ci n’est pas forcément en notre intérêt. Contrairement à ce qui se dit, ce système nous avait fait perdre 14 sièges en 2002». Ainsi parlait-il lors d’un débat organisé jeudi par le secrétariat régional du parti de Rabat. «Pour la première fois, le code électoral est défini une année avant les élections», a-t-il ajouté. Revenant sur le seuil de 7%, El Yazghi a précisé que le scrutin de liste à la proportionnelle absolue n’existe qu’en Israël. «Et nous voyons bien l’éclatement de la scène politique israélienne. L’établissement d’un seuil permet d’éviter de tels scénarios en constituant une barrière contre la balkanisation». Tenu sous forme de questions-réponses le débat a également été l’occasion de formuler plus d’un reproche à l’USFP. A commencer par la gestion jugée monopolistique avec laquelle l’USFP a géré le dossier du code électoral. Pour le premier secrétaire, la préparation du code électoral figure dans le programme présenté par la majorité à l’issue des élections 2002. «Et tout débat sur le contenu de ce projet doit avoir lieu au Parlement. Sinon, à quoi servirait cette institution?» s’est-il interrogé. Cependant, tous les partis de la majorité ne sont pas pour ce mode de scrutin. Preuve en est la réaction du PPS. Pis, même au sein de l’USFP, certaines voix s’élèvent pour le critiquer. A commencer par Mohamed El Gahs, secrétaire d’Etat à la jeunesse. Ce membre du bureau politique du parti a plaidé par un mode de scrutin à deux tours, «plus efficace». El Yazghi rétorque: «El Gahs s’est exprimé d’un point de vue purement théorique. Et il fait partie du même gouvernement qui a adopté le projet de code électoral». Néanmoins, l’USFP se serait mis en dehors de son cercle traditionnel de la gauche pour s’aligner sur les partis dits de «l’administration». «Il est clair que nous ne pouvons pas être d’accord sur tout. Notre rôle est d’œuvrer pour la démocratie et le changement. Et si de telles donnes se concrétisent, les formations de gauche en seront les premières bénéficiaires», a-t-il dit, balayant par là même le risque d’exclure les petits partis. «Nous ne voulons pas dominer, mais faire en sorte que la gauche de ce pays soit forte et efficace au lieu de tomber en ruine», a-t-il ajouté. Et de réitérer que le premier cercle des alliances de l’USFP reste la famille socialiste, la Koutla et la majorité gouvernementale actuelle. Le même argumentaire a été développé pour écarter tout éventuelle alliance avec le PJD. «Nous avons une bataille idéologique avec le courant islamiste. Je rappelle que nous avions demandé à ce parti de faire son autocritique et de présenter des excuses après les attentats du 16 mai. Mais nous ne pouvons pas lui enlever sa qualité de parti. Nous sommes pour le pluralisme», a expliqué El Yazghi. Reste que les élections 2007 se dérouleront sans les Marocains résidant à l’étranger. Sur ce registre, El Yazghi s’est voulu pédagogue. «Pour la première fois, les MRE, toutes générations confondues, peuvent participer aux élections au Maroc dans les villes et régions où eux-mêmes, leurs pères ou grands-pères sont nés. La participation directe pose plusieurs problèmes», a-t-il expliqué. Et de rappeler les déconvenues des élections de 1984. Un des cinq élus MRE chapeautait une circonscription comprenant tout le continent américain, nord et sud. Un autre député de France a été privé des couvertures médicale et sociale à cause de ses fonctions. Obligés de revenir au Maroc, certains élus ne représentaient plus les Marocains de l’étranger. «Et nous avons des pays d’Europe qui s’opposent franchement à toute participation des immigrés aux élections de leurs pays d’origine», a ajouté El Yazghi. Garantir ce droit suppose de procéder par étapes. Si la première est d’amener les MRE à s’inscrire dans les circonscriptions marocaines, la deuxième est la mise en place du Conseil supérieur des MRE.


Démocratie interne

La non-généralisation au sein de l’USFP des concertations autour du projet d’autonomie pour les provinces du sud a également été soulignée. Le mémorandum présenté au Souverain par la Koutla n’a pas été publié. «Comment rendre publiques ces propositions alors que l’autre partie n’accepte même pas l’idée d’autonomie?» s’est interrogé El Yazghi. Et d’ajouter que ce qui a été présenté au Roi sont des idées d’ordre général. «Nous avons des propositions plus précises en cas de négociations. Ce problème est complexe et sera long à résoudre», a-t-il indiqué. Les questions de démocratie interne, de possibilité de carrière politique dans l’USFP et de degré de participation des militants ont aussi été posées. «Notre règlement interne est basé sur la démocratie, avec un quota de 20% pour les femmes et 10% pour les moins de 30 ans. La démocratie existe à l’USFP. Le problème est dans le peu de médiatisation de nos actions et efforts dans ce sens», a dit le premier secrétaire. Et de s’en prendre à la presse, «intéressée uniquement par les petits trains qui arrivent en retard». Tarik QATTAB

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