×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    PME: Bilan de 18 années de politique incitative

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    PME et Stratégie de Développement
    M. Bouzid Azzouzi

    Comment favoriser le développement de la PME? Une préoccupation qui date de plus de dix-huit ans. Les instruments mis en place se sont- ils avérés efficaces? C'est la question que se pose
    M. Bouzid Azzouzi, responsable du financement et de la coopération internationale à l'Agence du Nord, dans son dernier ouvrage, "PME et stratégie de développement au Maroc". En fait, l'auteur se demande si cette politique d'incitation de la PME a contribué à l'industrialisation de l'économie et au développement équilibré des différentes régions économiques.
    Les objectifs initiaux étaient divers et variés. L'éclosion des PME devait, entre autres, faciliter l'intégration des RME, fixer les populations rurales dans leur région et résorber le chômage.

    La réalité est tout autre. Chiffres à l'appui, l'auteur met en relief l'ensemble des goulots d'étranglement au niveau du financement de la PME. Il démontre également que la décentralisation effective des investissements n'a toujours pas vu le jour. Le dispatching des PME sur le territoire s'est effectué en faveur du littoral (Maroc utile). Bien plus, une discrimination sectorielle est relevée. D'après M. Azzouzi, deux secteurs sortent gagnants de la politique d'encouragement de la PME. L'industrie du textile et cuir et l'industrie agro-alimentaire ont polarisé l'essentiel des capitaux investis et des crédits accordés. "Cette orientation ne favorise pas aisément l'intégration de l'économie tant sur le plan régional que sectoriel", souligne l'auteur.
    Au total, 3.951 projets ont été réalisés ou étendus en dix-huit ans. Ils ont drainé plus de 3 milliards de DH de flux d'investissement et mobilisé 1,8 milliard de DH de crédits bancaires. A elle seule, l'industrie alimentaire a profité de plus de 25% de l'investissement global.
    Parmi les obstacles relevés, la multiplicité des interlocuteurs et des intervenants (ministères, banques et autres) et l'absence d'une stratégie homogène. Pour l'auteur, la promotion de la PME requiert un traitement spécifique et un réaménagement de l'environnement.

    Mouna KABLY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc