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Plus de 200.00 écoliers abandonnent!

Par L'Economiste | Edition N°:2735 Le 14/03/2008 | Partager

. Baisse des effectifs dans le préscolaire. Les filières scientifiques minoritairesL’évolution des effectifs dans l’enseignement primaire aura connu un ralentissement, voire une diminution depuis 2004, relève le rapport du Conseil supérieur de l’enseignement. Une tendance qui s’explique notamment par le niveau inquiétant d’abandons scolaires. Malgré les efforts, le taux d’abandon reste élevé: 4,1% en 2004 et 3,9% en 2006. Ils sont plus exactement 216.000 élèves à voir abandonné le primaire en 2006!L’enseignement dans le préscolaire a de son côté enregistré une baisse importante des effectifs des élèves ces dernières années. Un constat qui date depuis la mise en œuvre de la Charte en 2000. Une baisse attribuée principalement à la chute de la fréquentation du préscolaire coranique. Parallèlement, le rapport du CSE révèle ces dernières années une tendance à la baisse freinant ainsi l’élan de la généralisation. Les comparaison internationales montrent que le Maroc accuse un retard considérable par rapport à des pays qui ont déjà généralisé le préscolaire comme l’Espagne, la France ou encore le Koweït. Autres explications données à cette tendance baissière de la généralisation de l’enseignement, l’existence d’enfants ayant l’âge légal et qui sont toujours scolarisés dans le préscolaire. Par ailleurs, de nombreux enfants s’inscrivent à un âge tardif dans le primaire alors que d’autres ne s’inscrivent jamais. La non-scolarisation a été surtout enregistrée auprès de catégories particulières d’enfants (handicapés, nomades, issus de familles défavorisées, enfants de la rue ou en situation difficile, chez les familles enclavées…) .Dans le secondaire collégial, l’on constate un accroissement des effectifs. Toutefois, des disparités énormes subsistent entre milieux urbain et rural ainsi que dans le genre. En effet, la proportion des filles scolarisées en milieu rural est estimée à près de 38% contre environ 50% dans le milieu urbain. Côté enseignement supérieur, le nombre d’étudiants inscrits ne s’est pas amélioré pendant les 8 dernières années. Ainsi, de 1999 à 2007, le CSE relève «une massification dans les facultés des lettres et sciences humaines, des sciences juridiques, économiques et sociales». La répartition des étudiants universitaires par filière en 2007 démontre que près de 70% du total des étudiants sont inscrits dans les domaines précités. Quant aux filières à forte sélectivité (médecine, pharmacie, ingénierie…), elles n’enregistrent qu’un faible effectif d’étudiants inscrits, soit moins de 4% de l’ensemble des étudiants du Supérieur. Par ailleurs, le taux d’encadrement pédagogique dans l’enseignement supérieur relève à son tour quelques incohérences. L’on parle de 85 étudiants par professeur dans les disciplines à faible sélectivité (sciences humaines, juridiques, économiques et sociales…). En 2007, 106.702 sont inscrits dans les sciences juridiques et économiques, alors que l’effectif des enseignants ne dépasse guère 1.252 dans ces filières. Les lettres et sciences humaines ont enregistré en 2007, 83.115 étudiants inscrits pour 2.119 enseignants. Par contre, dans les filières dites très sélectives (médecine, dentaire, pharmacie, ingénierie…) le taux d’encadrement est des plus élevés: 7 étudiants par professeur en médecine-pharmacie, 12 étudiants par enseignant en dentaire et quelque 11 étudiants par professeur en ingénierie. En moyenne dans le Supérieur, l’on parle d’un taux moyen de 28 étudiants par enseignant.Le coût de fonctionnement moyen par étudiant fait ressortir à son tour des disparités selon la branche et type d’établissement. La moyenne des dépenses s’établit à près de 18.000 DH par étudiant en 2007. Les littéraires et juristes sont les plus mal lotis, ils disposent d’un budget unitaire de 6.000 DH contre une moyenne de 48.000 DH par élève ingénieur et 37.000 DH par étudiant en pharmacie, dentaire et médecine. Les dépenses de l’enseignement supérieur en recherche scientifique ne représentent que 0,04% du PIB ! Rappelons que les aspirations de la Charte fixent un seuil de 1% du PIB devant être alloué à la recherche scientifique. A titre de comparaison, la Corée et la Chine consacrent respectivement 2,85 et 1,23% de leur PIB dans la recherche scientifique. Sur un autre registre, la structure du budget de fonctionnement de l’enseignement supérieur démontre que les salaires du personnel représentent près de 87% du budget global de l’enseignement supérieur en 2007. Quoique élevées, ces dépenses sont en baisse comparées à celles d’il y a deux ans. Et ce, en raison des départs volontaires à la retraite (DVD).


Cartographie de l’analphabétisme

Une éradication quasi totale de l’analphabétisme dès 2015, tel que l’a recommandé la Charte de l’Education, reste un vœu pieux. Au rythme de ces timides progressions, les objectifs de réduire le taux d’analphabétisme à moins de 20% dès 2010 est une gageure ! La cartographie régionale où ce phénomène reste le plus répandu révèle que Taza, Al Hoceima Taounate affichent les taux les plus élevés d’analphabètes, soit près de 55%. Elles sont suivies de près par Marrakech, Tensift El Haouz, Doukkala-Abda et Tadla-Azilal (plus de 52%). L’axe Casablanca-Rabat, lui, fait un peu mieux avec respectivement 25 et 32,5%. Curieusement, la région Lâayoune, Boujdour, Sakia El Hamra ne compte que 29% d’analphabètes ! Les études internationales placent le Maroc parmi les pays qui enregistrent l’un des taux les plus élevés. C’est d’ailleurs ce taux qui explique et pénalise chaque année le Maroc dans le classement selon l’indice de développement humain du Pnud. Amin RBOUB

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