×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Enquête

Plantes médicinales: Un institut de recherches en projet

Par L'Economiste | Edition N°:511 Le 20/05/1999 | Partager

· L'implantation de l'institut au Nord doit permettre de substituer la culture des plantes médicinales à celle du cannabis

· Le projet parrainé par la Ministère de l'Enseignement Supérieur pourrait être cofinancé par l'Union Européenne


Le projet de création d'un institut de recherches sur les plantes médicinales est toujours en phase d'étude. En tout cas, la création de cet institut permettra de développer un secteur dont l'intérêt pour le Maroc n'est plus à démontrer.
Pour ce qui est du lieu d'implantation de l'institut, le choix s'est porté sur le Nord. Les plantes médicinales y sont abondantes. Les conditions climatiques ne sont pas l'unique raison de ce choix. Selon le Pr Mohammed Hmamouchi, responsable de l'Unité de Recherche et de Formation sur les Substances Naturelles à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat "la culture des plantes médicinales dans cette région peut se substituer à celle du cannabis (kif). Le rendement à l'hectare peut être supérieur à celui généré par le kif". De plus, cet institut permettra d'organiser ce secteur. "Les rares sociétés qui existent au niveau national ne sont pas spécialisées et offrent des produits de qualité médiocre. Quant aux sociétés étrangères qui disposent d'un savoir-faire et d'une technologie, elles créent certes de la valeur ajoutée qui profite plus à la société mère", poursuit-il. "La France a importé 1,83 milliard de Francs pour 25.000 tonnes de plantes médicinales en 1996. Quant aux exportations réalisées au titre de cette même année, elles s'élèvent à 5,3 milliards de Francs", précise le Pr Hmamouchi. C'est dire l'intérêt pour le Maroc d'investir dans les plantes médicinales. Le projet prévoit de procéder par étapes.
D'abord, assister les gens au niveau du ramassage. Cette opération ne peut être effectuée à n'importe quelle heure de la journée. Elle reste liée aux spécificités de chaque plante.

Ensuite, encourager les agriculteurs à cultiver ces plantes. La dernière étape consiste en la transformation (soit en essence ou à l'état de produits chimiques purs). "Il s'agit de mettre en place un circuit organisé à l'instar de la France où 3.000 agriculteurs s'adonnent à la culture de plantes médicinales, une soixantaine de sociétés de négoces exercent dans ce domaine, 250 industries de transformation et 450 laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques", précise le Pr. Hmamouchi.
Pour ce qui est du financement, rien n'est encore arrêté. Reste qu'un cofinancement par l'Union Européenne ainsi que d'autres organismes internationaux est envisageable. Il s'agit notamment de la FAO et du PNUD.

Khadija MASMOUDI

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc