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Economie

Plan d'intégration de la femme: L'Istiqlal se rallie aux réformistes

Par L'Economiste | Edition N°:655 Le 08/12/1999 | Partager

· Le ralliement de l'Istiqlal augure d'une entrée en jeu des partis politiques
· Le Parti de la Justice et du Développement campe sur sa position


M. Saïd Saâdi, secrétaire d'Etat chargé de le Protection Sociale, de la Famille et de l'Enfance, a gagné un point dans la bataille pour faire passer son plan d'action en faveur de la femme. Le Parti de l'Istiqlal vient de rallier sa voix au ministre du PPS. La décision du parti est intervenue en réaction à "des articles de presse faisant état de son silence sur la question de la femme".
M. Abbas El Fassi, secrétaire général du parti, a déclaré que sa formation était convaincue de tout le contenu du plan. "La divergence des points de vue ne doit pas se transformer en accusations. Les défenseurs ne doivent pas être considérés comme progressistes ou modernistes et les opposants comme des musulmans. Nous ne voulons pas que le plan soit discuté selon des considérations électorales en vue de gagner des voix.
La question de la femme est une problématique nationale comme l'est celle de l'enseignement", argumente M. El Fassi.Au Département de M. Saâdi, le soutien de M. El Fassi a été perçu comme un appui à la cause réformiste. "Le fait que les partis politiques bougent est une bonne chose pour faire avancer le projet", déclare un responsable du département.
Contactés par L'Economiste, les partis politiques ont été assez vagues sur cette question. Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a tranché en soutenant la cause de son ministre. Dans un communiqué, il a réaffirmé "son appui sans réserves au projet et a appelé le gouvernement à manifester clairement sa cohésion autour de ce plan et à en soumettre le contenu aux instances législatives".
Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a adopté une ligne modérée. "Il faut entretenir un débat calme sans crispation sur la question de la femme. Nous appelons à la réforme de la Moudouwana en respectant les principes de la Chariâa", indiquait M. Ahmed Ousmane, secrétaire général du parti dans un discours prononcé il y a quelques jours.
Le Mouvement Populaire (MP) s'est prononcé "en faveur de toute mesure de promotion de la femme à condition que cette dernière ne soit pas en contradiction avec les préceptes du Coran et de la Chariâa". Le parti de Mohamed Lâanser n'a pas donné sa position sur la plan gouvernemental, car "il n'a pas reçu officiellement la copie du projet".
Dans le clan des conservateurs, l'opposition est maintenue. Le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui a appuyé la Rabita des Ouléma du Maroc dans son rejet du plan il y a quelques mois, a souligné que l'émancipation de la femme doit se faire selon les principes de la religion. "Le plan gouvernemental a une forte connotation occidentale et il n'a pas été précédé par des enquêtes sur le terrain", souligne M. Saâd El Outmani, numéro deux du parti.


Alternatives pour la réforme


Alternatives s'est rallié au clan des réformistes. Dans un communiqué, l'association a exprimé un fort soutien au plan d'action. "Les réactions hostiles suscitées par le plan ne traduisent en réalité que des positions politiques ultraconservatrices particulières aux milieux qui les génèrent et les propagent", est-il indiqué dans le communiqué.

Nadia LAMLILI

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