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Pétrole: Les cours s’enflamment de nouveau

Par L'Economiste | Edition N°:2199 Le 24/01/2006 | Partager

. Ils dépassent 69 dollars à New York à 1,5 dollar du record historique. En cause: Des inquiétudes sur le Koweït, le Nigeria et l’Iran Le prix du pétrole a dépassé le 23 janvier à New York le seuil de 69 dollars pour la première fois depuis plus de quatre mois, revenant à un dollar et demi de son record historique, avant de marquer une pause, sur un marché toujours apeuré par les situations au Nigeria et en Iran. A New York, le cours du brut pour livraison en mars a touché 69,20 dollars le baril dans la nuit de dimanche à lundi 23 janvier, son plus haut niveau depuis le 1er septembre 2005. Il a gagné 13,4% depuis le début de l’année et se rapproche de son record historique de 70,85 dollars, établi le 30 août 2005, un jour après le passage ravageur du cyclone Katrina dans le sud des Etats-Unis. A Londres, le Brent de la mer du Nord n’était plus très loin non plus de son record de 68,89 dollars atteint en août dernier. Sur les marchés asiatiques, l’or noir a clôturé à 68,30 dollars le 23 janvier.«Il semble que ce soit une continuation des facteurs qui ont poussé les prix vendredi», à savoir le Nigeria et l’Iran, estime Simon Wardell, analyste au centre de recherche Global Insight. «Le marché paraît déterminé à franchir la barre des 70 dollars». Les cours reculaient un peu dans la matinée de lundi, mais les analystes pariaient sur des records historiques à très court terme. Le marché pétrolier voit d’un mauvais oeil l’instabilité politique causée par la crise de succession au Koweït, mais ne s’attend à aucun changement dans la politique pétrolière de l’émirat. Le marché est davantage inquiet au sujet d’informations de l’hebdomadaire Petroleum Intelligence Weekly, selon lesquelles les réserves pétrolières du Koweït, officiellement estimées à environ 99 milliards de barils, soit près de 10% des réserves mondiales, seraient en fait bien moins élevées, remarquent les experts de Sucden.Des données ayant circulé au sein de la compagnie d’Etat Kuwait Oil Company affirment que les réserves de pétrole prouvées et non prouvées du pays s’élèvent en fait à 48 milliards de barils.Le Nigeria est en proie à de violents troubles qui ont réduit la production de brut dans le Delta du Niger (sud).«A court terme, les inquiétudes portent sur la situation au Nigeria et, à long terme, sur celle en Iran», expliquait de son côté Victor Shum, analyste auprès de la société américaine Purvin and Gertz.Le marché craint une réduction, voire un arrêt des exportations iraniennes en cas de saisine de l’Onu ou de sanctions internationales contre ce pays qui a repris ses activités nucléaires à la mi-janvier. «Il y a un gros risque d’interruption de l’offre iranienne, même si nous en sommes encore loin», réagissait Simon Wardell.Parmi les autres facteurs de soutien, les analystes citaient les menaces d’attentats faites par le réseau terroriste Al-Qaïda, le froid attendu en février aux Etats-Unis et en Europe, les explosions survenues dimanche sur le principal gazoduc russe alimentant la Géorgie et l’Arménie, et la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le 31 janvier à Vienne. L’Iran a appelé l’Opep à réduire sa production lors de cette réunion malgré le haut niveau des prix.


A quand le baril 90 dollars?

Les prix du pétrole pourraient atteindre un pic de 90 dollars le baril dans le cas d’une explosion de la crise du dossier nucléaire iranien, a affirmé le 23 janvier un expert économique britannique. «Un pic de 90 dollars le baril pourrait avoir lieu cette année, si la situation en Iran devient plus tendue», a déclaré David Butter, économiste en chef et expert de l’analyse du marché de l’énergie auprès de l’Economist Intelligence Unit. «Si une véritable explosion de la situation sur le programme nucléaire iranien avait lieu, ceci pourrait créer un facteur de crainte concernant les exportations de pétrole iranien» entraînant une flambée des prix, a ajouté Butter lors d’une présentation à Dubaï sur les prévisions économiques au Proche-Orient. «Le risque provient du fait que si des sanctions sont imposées à Téhéran, l’Iran pourrait prendre certaines mesures, peut-être en réduisant son approvisionnement en pétrole», a-t-il poursuivi. L’expert a cependant estimé peu probable que la situation dégénère. Second pays producteur de l’Organisation, l’Iran produit actuellement 4 millions de barils par jour mais n’en exporte que 2,4 millions. Synthèse L’Economiste

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