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Pétrole cher, climat: L’économie d’énergie devient cruciale

Par L'Economiste | Edition N°:2288 Le 01/06/2006 | Partager

. Surtout en Chine, Inde et au Brésil, avertit la Banque mondiale. Réduire le gaspillage est des moyens les moins onéreuxL’explosion des prix pétroliers et le danger pour la planète de l’accumulation des gaz à effet de serre rendent crucial le succès des efforts d’économie d’énergie en Chine, Inde et au Brésil pour éviter une situation mondiale potentiellement catastrophique d’ici 25 ans, met en garde la Banque mondiale (BM). Si ces trois pays notamment, en forte expansion économique et comptant pour 40% de la population du globe, ne parviennent pas à être plus efficients énergétiquement, leur consommation de charbon, d’hydrocarbure et leurs émissions à effet de serre vont plus que doubler en une seule génération, prévoient des experts de l’institution internationale de développement. Ce document contient les conclusions d’un projet lancé en 2001 pour encourager, en Chine, en Inde et au Brésil, les banques locales à financer des initiatives visant à améliorer l’efficience énergétique des entreprises, des municipalités, des immeubles d’habitation et d’autres infrastructures. La multiplication de tels projets recourant à des moyens simples et peu onéreux (isolation thermique, remplacement des vieux climatiseurs et des chaudières ainsi que l’utilisation étendue d’ampoules électriques moins gourmandes en électricité) réduirait la consommation actuelle d’énergie de ces trois pays d’au moins 25%. Le recours à des technologies de pointe dans les nouvelles constructions pourrait aussi diminuer de 10% la croissance prévue aujourd’hui de leurs besoins en énergie d’ici 2030, réduisant du même coup de 16% l’augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre atmosphérique, estiment les experts de la BM et ceux des Nations unies ayant aussi participé à ce projet. Les pays en développement ne sont pas tenus de s’engager sur des réductions de ces gaz dans le protocole de Kyoto conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005. Washington a refusé de le ratifier, faisant valoir son coût économique excessif et le fait que la Chine notamment, deuxième pollueur après les Etats-Unis, en était dispensée. «Réduire le gaspillage est le moyen le moins cher et le plus efficace de résoudre un grand nombre de problèmes d’énergie, d’améliorer l’environnement et d’accroître la sécurité énergétique et le développement économique», a souligné Robert Taylor, spécialiste de l’énergie à la BM et responsable du projet d’efficience énergétique en Chine, Inde et au Brésil dit «3CEE». Malgré l’énorme potentiel présenté par cette approche et l’enthousiasme des participants à ce projet-pilote, il reste difficile jusqu’à présent de mobiliser des investissements locaux dans ces trois pays, ont déploré ces experts malgré le soutien actif et crucial des gouvernements, comme en Chine.


Réticence

La réticence des sociétés à entreprendre ces changements pour économiser de l’énergie est comparable à celle de millions de personnes dans le monde industrialisé qui ignorent l’utilisation d’ampoules électriques consommant nettement moins d’électricité. Pourtant, il a été prouvé qu’elles réduisaient la facture électrique et que leur coût était plus que couvert par les économies réalisées. Pékin a déjà annoncé qu’il réduirait son intensité énergétique (barils de pétrole nécessaires pour produire 1.000 dollars de PIB) de quelque 20% entre 2005 et 2010. Synthèse L’Economiste

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