×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Permis d’émission de CO2
    Les industriels refusent de payer

    Par L'Economiste | Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    . Ils brandissent la menace de la délocalisation LE refus des grands groupes industriels européens de payer pour la pollution et leurs menaces de délocalisations en vue de pousser les dirigeants de l’UE à renoncer à une telle mesure, suscitent des irritations grandissantes.Le patron de Shell France, Christian Balme, l’a constaté cette semaine à Bruxelles au Parlement européen lorsqu’il a évoqué un arrêt des investissements du géant pétrolier en Europe si les permis d’émission de CO2 dans l’UE deviennent payants, comme le prévoit un plan d’action européen contre le réchauffement climatique.«Si les quotas sont mis aux enchères, cela va coûter très très cher. Pour le groupe Shell, cela représentera l’équivalent de ses profits en Europe. C’est impossible. Alors il n’y aura plus d’investissements de Shell en Europe», a-t-il averti lors d’un débat.Les pays de l’UE se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz a effet de serre, dont le CO2, de 20% d’ici à 2020.Pour y parvenir, la Commission européenne a présenté en janvier un plan d’action visant en particulier à faire payer à partir de 2013 les droits d’émission accordés aujourd’hui gratuitement à quelque 12.000 entreprises européennes. La mesure pourrait rapporter 40 milliards d’euros par an.Les dirigeants européens, sous la pression des industries énergivores pour assouplir le dispositif, entendent trouver un accord fin 2008. «Le changement climatique est une réalité et il nous faut d’urgence mettre en oeuvre des dispositifs pour le freiner», a rappelé l’eurodéputée socialiste française Catherine Guy-Quint aux représentants des groupes Lafarge (ciment) Bayer (chimie) et Shell (pétrochimie) venus participer à ce débat.Le cimentier Lafarge a menacé de geler près d’un milliard d’euros d’investissements prévus en Europe pour obtenir l’abandon du projet de mise aux enchères des droits de polluer.Le plan européen sur le climat «a un coût pour l’Europe, il faudra trouver chaque année ente 70 et 160 milliards d’euros pour assumer toutes nos responsabilités», et le système d’enchères permettrait de débloquer des fonds, a-t-elle souligné. Elle fait valoir que «le budget de l’UE est bloqué à 130-140 milliards d’euros par an jusqu’en 2013», ce qui donne peu de marge de manoeuvres. A ses yeux, les délocalisations des industriels constituent un «chantage» et seraient contre-productives en termes de coûts.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc