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Pèlerinage
La course aux quotas: Les régions se sentent lésées

Par L'Economiste | Edition N°:2349 Le 29/08/2006 | Partager

. 180 agences de voyages retenues pour 9.513 places. Casa et Rabat ont 50% du quota global. Le bon équilibre de répartition, un casse-tête chinois9.513 pèlerins pourront aller au Haj cette année (décembre), via 180 agences de voyages(1) .La Commission(2) chargée de l’attribution des quotas pour le pèlerinage aux agences de voyages s’est réunie lundi 28 août au ministère du Tourisme à Rabat, ce pour la 3e fois (cf. L’Economiste du 24 juillet 2006; www.leconomiste.com). Phase finale: la sélection des agences bénéficiaires; leur notation; leur quota et l’attribution régionale. A l’heure où nous mettions sous presse, la proposition de la DEAT (Direction des entreprises et des activités touristiques) était soumise à débat, lequel devait durer la journée. Les présidents des associations régionales ont des choses à dire. Car l’on n’est pas d’accord sur toutes les méthodes, ni sur les résultats. D’autant que 16 agences provisoirement éliminées du processus ont finalement eu la possibilité de se réajuster et réintégrer la course aux quotas (cf. encadré). L’essentiel, retient Driss Sajid, officiant à la Commission pour la troisième année, «c’est que toutes les parties prenantes soient associées et doivent faire des propositions. Depuis, nous n’entendons plus parler d’accusations de corruption».Vraisemblablement, il y a moins de protestations que l’année dernière. Non seulement il y a moins de place pour les agences de voyages que l’année précédente (-10%), et plus de postulants (202 agences présélectionnées), mais le système lui-même est en évolution. La sélection, pour la première fois, pondère l’affectation des quotas par le poids de la population d’une région. Sauf que toutes les régions ne possèdent pas un aéroport international comme à Casablanca. Le Grand Casablanca et Rabat-Zemmour-Zaërs, 15% de la population du Maroc, ont 50% du quota global. Mais c’est aussi là où se concentrent le plus d’agences de voyages…De plus, les représentants régionaux des agences de voyages ont décidé de se solidariser pour faire face à la baisse du quota global. Les seuils ont donc été revus à la baisse. Au lieu de garder la formule de trois quotas possibles: 50 places-75 ou 100, les responsables proposent les seuils : 47-70 ou 95 pèlerins pris en charge par agence. Là encore, tout le monde n’est pas d’accord. Pour certains, c’est une réduction inutile et qui ronge les marges. Pour d’autres, c’est le prix à payer pour que tout le monde puisse entrer dans la course au quota. Comme la recette idoine, la Commission cherche le bon dosage pour réguler ce marché de la manière la plus équitable. Le «dépositaire» de ce marché, le ministère du Tourisme a chargé le cabinet d’audit Valyans de vérifier si le process est verrouillé.Avec cela, rien n’y fait: difficile de satisfaire tout le monde. Pour la plupart, les présidents d’associations régionales ont critiqué le «nouveau système» qui lèse leur région, comme le président de l’association de Fès-Boulemane, Tarik Lechkar ou encore Marie-France Bensoussan représentant la région d’Agadir. «Notre quota accuse une baisse significative. Nous souhaitons un équilibre entre les régions sans aucune hégémonie. Si nous respectons la formule de répartition, le Grand Casablanca a nettement plus de places que ce qu’il devrait en avoir en réalité», estime Lechkar. Même son de cloche pour la région de l’Oriental.Le secret d’une bonne répartition fera sans doute encore l’actualité l’année prochaine en attendant de libéraliser le marché. Dès 2007, selon un protocole d’accord avec le ministère des Habous, les agences de voyages pourront commercialiser une partie des produits économiques, d’habitude l’apanage du département d’Ahmed Taoufiq.


A tâtons, à tâtons…

Le système installé par le MT est mouvant. Pour 2006, il y a de nouveaux critères de sélection et d’attribution (pondérations par régions et par le poids des agences sélectionnées dans leur région, baisse des seuils de quota). Mais il y a aussi souplesse dans le process: 16 agences provisoirement éliminées ont eu la possibilité de se rattraper en actualisant des pièces justificatives. Explication du staff: «l’objectif n’est pas de sanctionner les agences, mais de les encourager à développer des bonnes pratiques. C’est la raison pour laquelle ces agences provisoirement éliminées ont eu la possibilité de se remettre dans la course. Mais celles-ci ont été sanctionnées dans leur notation», explique Kenza Barrada, consultante du cabinet Valyans.Mouna KADIRI------------------------------------------------------------------------(1) Et 20.500 pèlerins iront par le système du ministère des Habous. La répartition des places entre Habous et agences de voyages se fait par une commission royale. Cette année, les Habous ont plus de demandes estimées à 60.000, expliquent les responsables.(2) Composée du ministère de l’Intérieur, de l’Office des changes, de la Fédération des agences de voyages, du ministère du Tourisme, des Finances, des présidents d’associations régionales d’agences de voyages.

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