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Pêche: Les céphalopodes perdent pied

Par L'Economiste | Edition N°:1573 Le 01/08/2003 | Partager

. Ils enregistrent au premier semestre 2003 les plus mauvais scoresAugmentation des tonnages de poisson débarqué mais baisse significative de leur valeur. C'est ce qui se dégage des statistiques de l'Office national de la pêche (ONP) au titre du premier semestre de l'année 2003. En effet, la production nationale de la pêche côtière et artisanale pour cette période, a atteint 358.877 tonnes pour une valeur de l'ordre de 1,425 milliard de DH, enregistrant ainsi une augmentation de 6% en volume et une diminution de 13% en valeur par rapport à la même date en 2002. C'est la chute des débarquements de céphalopodes, groupe d'espèces à haute valeur commerciale qui est essentiellement responsable de la baisse des tonnages et des prix. Heureusement, les ports de l'Atlantique sauvent la mise. Leur part dans les débarquements enregistrés durant le premier semestre 2003 représente 96% du volume total de la pêche. Soit 345.604 tonnes et 92,5% de la valeur (1,318 milliard de DH). Il faut tout de même noter que ces apports ont connu une augmentation de 6% en volume et une diminution significative de 14% en valeur. Encore une fois, cette baisse est imputée à la chute drastique du stock du poulpe dans le sud.En revanche, si ces ports ont vu leur part diminuer, c'est en raison des débarquements enregistrés dans le sud. Les ports de Tan Tan et Laâyoune qui représentent 59% du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale, et 25% de leur valeur, ont affiché une production de 210.777 tonnes pour une valeur de 359 millions de DH. Ce qui représente une baisse respectivement de 8 et 22% par rapport à la même période de l'année précédente. En Méditerranée, les scores font pâle figure auprès des ports Atlantique. Les débarquements enregistrés au cours du premier semestre 2003, s'élèvent à 13.273 tonnes pour une valeur de 106,6 millions de DH. Cela représente seulement 4% des débarquements de la flotte côtière nationale en volume et 7,5% en valeur. En outre, les halles de Mohammédia, Casablanca, Safi et Agadir, transférées à l'ONP depuis janvier 2002, ont enregistré, durant le 1er semestre 2003, 81.700 tonnes pour une valeur de 442 millions de DH. Il s'agit d'une augmentation considérable de 33% en volume et 74 millions de DH en valeur. Ce résultat est le fruit de la mise en place d'une nouvelle organisation de la commercialisation au niveau des ports de pêche abritant ces halles. Elle s'est traduite, sur le plan national, indique l'Office, par une grande maîtrise des flux, une uniformisation des procédures de gestion et une standardisation des normes d'hygiène et de qualité dans l'ensemble des halles du Royaume.Par ailleurs, la distinction est également effectuée au niveau des débarquements par groupes d'espèces. Le poisson pélagique tient le haut du pavé. Durant le premier semestre 2003, la flotte de pêche a débarqué 292.234 tonnes de poisson pélagique pour une valeur de 527 millions de DH (+7% en volume et + 8 % en valeur). Cette catégorie d'espèces représente 81% des captures totales pour seulement 37% de leur valeur. Le prix moyen est établi à 1.803 DH/T avec une augmentation de 17 DH/T par rapport à l'année précédente. Le poisson benthique, quant à lui, remonte la pente. Les apports de la pêche en poisson blanc se sont établis à 51.457 tonnes pour une valeur de 469 millions de DH, soit une hausse de 33% en volume et une amélioration de 18% en valeur. Malgré son faible tonnage, qui représente 14% du total des débarquements de la pêche, ce groupe d'espèces a contribué pour 33% de la valeur globale. Il affiche ainsi une valeur moyenne de près de 9.116 DH/T.Quant aux céphalopodes, c'est la grande chute. Cette catégorie d'espèces, à haute valeur marchande, a accusé un recul de 52% en volume durant le 1er semestre 2003. Le tonnage réalisé a été de 11.862 tonnes contre 24.795 à la même période de l'année précédente. En valeur, les ventes sont passées de 682 à 349 millions de DH, soit une diminution de 49%. Cette baisse est due principalement à la chute des stocks du poulpe, poisson à très forte valeur commerciale. Mais quelle utilisation pour les produits de la pêche côtière et artisanale? Ces derniers ont été majoritairement acheminés vers des destinations à valeur ajoutée, à savoir la consommation et la conserve. Elles concernent à elles seules, près de 63% de la production avec une augmentation de 19% par rapport à la même période de l'année 2002.Tout en maintenant une part importante de 32%, la destination «sous-produits«, à faible valeur ajoutée, a enregistré une diminution de 3% des débarquements des produits de la pêche côtière et artisanale.En revanche, les chiffres de la congélation glissent. Considérée comme l'exutoire le plus viable pour une grande partie de sardine débarquée dans les ports du sud, la congélation a enregistré durant cette même période une baisse de 44% passant de 26.630 à 14.949 tonnes, suite à la baisse des captures du poulpe.Radia LAHLOU

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