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    Economie Internationale

    Pêche: La clause de sauvegarde refusée à la France

    Par L'Economiste | Edition N°:117 Le 17/02/1994 | Partager

    La Commission européenne a refusé de mettre en place la clause de sauvegarde visant la réduction des importations de poissons en provenance des pays tiers . L'annonce faite par le président de cette Commission, M. Jacques Delors, à l'issue d'un entretien avec le chef du gouvernement français, M. Edouard Balladur, n'a pas manqué de raviver la colère des marins-pêcheurs français.

    En dépit des mesures décidées tant à Paris qu'à Bruxelles, ils avaient maintenu la pression pour obtenir cette clause de sauvegarde, estimant que leurs revendications pouvaient aboutir et que le gouvernement en avait les moyens.

    Le Premier ministre français a fait savoir à ce titre qu'il n'envisageait pas de prendre de nouvelles mesures. Outre le déblocage de l'aide de 300 millions de Francs, le gouvernement avait en effet déjà proposé un allégement de 50% des cotisations sociales des marins, la création d'une caisse mutuelle de garantie des salaires pour assurer un revenu minimum et enfin une enveloppe de 50 millions de Francs au bénéfice des organisations de producteurs afin de doper leurs prix de ventes.

    Parallèlement, la Commission européenne a décidé l'instauration temporaire (jusqu'au 15 mars prochain) des prix minima à l'importation pour sept espèces de poissons. M. Jacques Chirac estime que ces mesures "devraient contribuer au retour à une situation normale".

    A Matignon, il est indiqué que "les choses commencent à se remettre en place, y compris la concertation active sur la création de la caisse mutuelle de garantie, et qu'il y a une vraie volonté d'aboutir avant le 1er juin".

    Concrètement, les pêcheurs français réclament encore des actions telles que le contingentement, la suspension d'importations et la délivrance de licences d'importation.

    Or, de telles mesures ne deviennent nécessaires, explique M. Delors, que lorsque "les marchés européens sont sens dessus-dessous". Il a en outre ajouté qu'il allait proposer à Bruxelles d'adopter un programme d'initiatives communautaires.

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