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    Pêche hauturière : Les entreprises incitées à l'assurance par la participation aux bénéfices

    Par L'Economiste | Edition N°:121 Le 17/03/1994 | Partager

    Un nouveau produit a été créé dans le domaine des assurances pour les entreprises de pêche hauturière à capital mixte maroco-chinois. Il s'agit pour les compagnies d'assurances de récupérer à travers ce produit une flotte qui s'est montrée de plus en plus réticente à souscrire une police d'assurance, considérant que la prime est élevée par rapport aux sinistres enregistrés.

    L'OMA (Omnium Marocain d'Assurances) a conçu un nouveau produit d'assurances pour les sociétés de pêche hauturière à capital mixte maroco-chinois regroupées au sein de l'UMAP (Union Marocaine des Armateurs de Pêche) pour lequel il est conseiller. Cinq compagnies d'assurances commercialisent ce produit, Sanad qui a participé au montage du produit, Atlanta, Wafassurance, CNIA et Essaâda.

    Dans le domaine de la pêche, ce produit innove par une participation aux bénéfices: si les compagnies d'assurances réalisent des résultats bénéficiaires, les souscripteurs auront droit à une participation à hauteur de 35% à ces résultats, calculées toutes les deux années. Ce montage connaît des antécédents au niveau des accidents de travail notamment. Les résultats sont calculés sur la base des primes auxquelles les compagnies défalquent les sinistres, les frais de gestion (20%) et les réserves pour événements mal participations bénéfices devra être redistribuée aux entreprises de pêche en fonction de leurs primes respectives.

    Bouder l'assurance

    Cet avantage a été créé, car ces armements ont boudé les compagnies d'assurance en 1993, estimant que les primes étaient trop élevées par rapport aux sinistres survenus. La participation aux bénéfices est également considérée comme une disposition moralisatrice, selon M. Fadel IraKi, Chargé de mission auprès du président de I'OMA.

    En effet, d'après des investigations de I'OMA, il est apparu que sur la base de 15 entreprises membres de l'UMAP (64 navires) près de 8 d'entre elles (40 navires) n'avaient pas souscrit une assurance "corps" l'année dernière. D'un autre côté, les résultats de cette flotte se sont révélés positifs et les cadences de règlement conformes aux dispositions contractuelles. Les assureurs demeurent prudents pour interpréter les raisons qui font que cette flotte dégage des résultats bénéficiaires par rapport à l'en semble de la flotte hauturière, meilleur entretien, coût faible de l'entretien, entreprises récentes?

    Sur la base de ces investigations, le produit a prévu également un es compte de 6% pour règlement au comptant. En contrepartie de ces deux avantages, les armateurs doivent payer une surprime de 10,575% par rapport aux cotations édictées par le Comité Marocain de Tarification d'Assurances Maritime, et Transport. Ce taux a été calculé pour une flotte possédant au moins 35 navires. Ces conditions spéciales ont permis aux compagnies d'assurances de récupérer 7 entreprises qui n'étaient pas assurées, soit 31 navires. Le nombre total des chalutiers assurés par ce produit est désormais de 40 unités. L'OMA n'a pas le monopole du courtage de ce produit mais y participe obligatoirement, au moins en co-courtage.

    Réflexions pour le reste

    Par ailleurs, le Comité Maritime effectue une étude pour l'ensemble du secteur de la pêche hauturière et côtière. Pour les professionnels, il ne pourrait y avoir réduction du taux de primes sans qu'il y ait une révision des garanties de l'assurance "corps" maritime. Le projet d'un nouveau régime serait remis en juin au Ministère des Finances. Depuis trois ans, les résultats d'assurance des produits de la pêche hauturière et côtière ont été déficitaires: le rapport sinistres/primes a été de 163% en 1990, de 111% en 1991 et de 138% en 1992. Sur les cinq dernières années, ce rapport a été de 126,21%. Ces résultats négatifs sont dûs beaucoup plus à des avaries qu'à des pertes totales. Le Comité a alors mis en place un contrôle technique pour la prévention des sinistres. Les résultats de 1993 ne sont pas encore connus, mais les professionnels s'attendent à leur amélioration. Il est à noter qu'au niveau du secteur de la pêche hauturière sur la base de 413 licences délivrées par le Ministère des Pêches et de la Marine Marchande, 358 ont été assurés en 1992, soit un taux 86,6%, jugé comme un bon résultat. 

    L. T

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