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Politique

Pas de réponses pour les jeunes!?

Par L'Economiste | Edition N°:2250 Le 06/04/2006 | Partager

. Débats instructifs chez HEM. L’expertise théorique ne sert pas à grand-chose. Gros décalage avec les jeunes«Elections 2007: les grands débats socio-politico-économiques», tel est le thème qu’a choisi l’Institut des Hautes études de management (HEM) pour réunir une palette d’intervenants de choix au sein du centre de conférences de l’Agora à Casablanca. Les échéances de 2007 arrivent à grands pas et, afin de permettre aux étudiants, professeurs ainsi qu’à l’opinion publique de mieux suivre les débats, l’institut a pensé qu’il serait intéressant de mettre en évidence les grandes questions sociétales. «Pour cela, nous avons demandé à des personnalités non impliquées directement dans le processus de baliser le terrain en soulevant les grandes problématiques qui demandent des réponses», déclare Abdelali Benamour, président à l’institut HEM. C’est donc devant un parterre d’étudiants (environ 200) que successivement Abderrahmane El Ouali, professeur universitaire et ancien secrétaire général de la CGEM, Ali Bouabid, secrétaire général de la fondation Abderrahim Bouabid, Abdeljalil Alami Greft, expert international auprès de la Banque mondiale, et Omar Bendourou, professeur universitaire, sont intervenus. Gouvernance, espace économique (croissance, emploi…), fracture sociale, ont été traités par les invités d’un soir, du haut de leur perchoir. Au rayon des nouveautés socio-politico-économiques sur le plan national, rien à signaler… Si ce n’est des énièmes commentaires des principaux indicateurs (taux d’analphabétisme, seuil de pauvreté, taux de chômage…) de notre pays. Certes, ces sujets sont cruciaux pour ne pas dire incontournables, mais un traitement plus «adapté» au public aurait été bienvenu. En effet, la salle de conférences de l’Agora était composée de jeunes étudiants qui ne peuvent décoder tous les messages subliminaux et souhaitaient avoir des réponses concrètes sur des interrogations simples. Briller au travers d’une expertise théorique à la tribune n’est pas forcément la meilleure façon de convaincre une assemblée. Et encore moins de l’inciter à militer et à investir le champ politique. La finalité n’est-elle pas de former aujourd’hui les responsables politiques de demain? Le débat qui a suivi les interventions illustre le gros décalage qui existe entre une présentation technocratique et trop technique (et non politique au sens noble du terme) et un auditoire sensible à tout ce qui touche à son environnement comme la mise en place de la Moudawana, de l’Initiative nationale de développement humain (INDH)… Que ce soit à mettre au crédit du Roi, du gouvernement ou autres, les jeunes ne retiennent que les programmes d’actions transversaux qui s’inscrivent dans le cadre de l’intérêt général. Au rayon des questions pertinentes, une posée par une jeune étudiante qui se demande pourquoi «Driss Jettou a été nommé Premier ministre alors qu’il n’adhère à aucun parti politique? C’est tout de même un poste politique!» s’exclame-t-elle. Une interrogation qui est restée sans réponse... Un signe révélateur.


«Notre pays a besoin de programmes précis»:Cinq minutes avec Jawad Kerdoudi, président de l’Institutmarocain des relations internationales (IMRI)

. L’Economiste: Les partis politiques jouent-ils un rôle majeur dans la gestion de la transition socio-politico-économique?- Jawad Kerdoudi: Les partis politiques y jouent certainement un rôle. La plupart d’entre eux siègent au Parlement, soit dans la majorité, soit dans l’opposition. Certains disposent d’une presse partisane de bon niveau, ce qui contribue aux transitions. Cependant, ils souffrent de leur pléthore, d’un encadrement insuffisant et d’un manque d’effectif. Tout cela ne leur permet pas de jouer un rôle majeur afin d’infléchir réellement sur les politiques publiques.. Il est souvent reproché aux partis politiques de présenter des programmes opaques?- C’est vrai que les partis n’ont pas de programmes clairs. Ceci provient d’une maturité insuffisante et de la tendance à rechercher le consensus coûte que coûte. Notre pays a besoin de programmes politiques précis, exhaustifs et diversifiés. Il appartient à chacun d’exprimer clairement ce qu’il compte faire une fois au responsabilité. L’électeur doit voter en connaissance de cause, en fonction des choix et des orientations qui lui sont proposés.. D’après la récente enquête réalisée par L’Economiste, 95% des jeunes disent se désintéresser de la politique?- C’est très grave que la jeunesse ne s’intéresse pas à la politique alors que les choix politiques conditionnent son avenir et celui du pays. A mon sens, ce manque d’intérêt provient de la perte de crédibilité dans le système politique marocain. Les jeunes sont frappés par l’absentéisme des députés au Parlement, le manque de relève dans les partis, les luttes personnelles pour accéder au pouvoir ou encore les alliances contre-nature. Tout cela n’est pas mobilisateur. Pour y remédier, il faudrait une véritable rénovation du champ politique. Cela passe par la réduction du nombre de partis, la mise en place d’un encadrement substantiel et d’un changement radical du comportement des dirigeants et de la pratique politique.Propos recueillis parRachid HALLAOUY

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