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    Pas de baisse sur l'électricité industrielle si elle n'est pas répercutée

    Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

    · L'électricité industrielle continue de subventionner le social

    · La tendance mondiale est à la baisse du prix de l'électricité, le Maroc n'y échappera pas

    "Il n'y aura pas de baisse du prix de l'électricité industrielle tant qu'on n'aura pas de visibilité sur les hausses pratiquées par la Lydec", déclare M. Driss Benhima, directeur général de l'ONE. Epinglant le nouveau délégataire des services d'eau, d'électricité et d'assainissement de Casablanca, le directeur de l'ONE se dresse comme le fervent partisan de la vérité des prix. A l'appui de son exposé lors d'une conférence suite au conseil d'administration du 7 mai, il présente une courbe sur l'évolution des prix de vente comparé de l'ONE et de la Lydec. "Les écarts de prix sont flagrants tant au niveau de la basse tension que de la moyenne tension". D'ailleurs, la dernière baisse des prix de l'électricité industrielle est passée inaperçue pour les clients moyenne tension de la Lydec, car absorbée par la hausse du mois d'août 1998. L'Office refuse de continuer à être montré du doigts comme un frein à la compétitivité des entreprises. L'électricité industrielle au Maroc, il est vrai, est chère, mais c'est elle qui subventionne la consommation domestique.
    Même dans cette tranche, il y a des aberrations. "Le riche paye le même prix que le pauvre", déplore M. Benhima. Près de 60% des citoyens consomment 10% de l'électricité. L'industrie continue de subventionner le social. D'ailleurs, la fiscalité sur l'électricité est avant tout supportée par l'entreprise, poursuit-il.

    Plus rassurant, le directeur de l'ONE rappelle que la tendance mondiale est la baisse du prix de l'électricité, et le Maroc n'y échappe pas.
    Les ventes d'électricité ont cru de 6,6% en 1998. La consommation des ménages, elle, a augmenté de 13%. Cette hausse est expliquée, non seulement par une croissance du nombre de foyers électrifiés, mais également par une amélioration de la qualité de vie des ménages encourageant la consommation d'électricité.
    De leur côté, les ventes d'électricité industrielle, à savoir moyenne tension, n'augmentent que de 3%. "Cela ne s'explique pas par un ralentissement de l'activité économique, mais par une meilleure rationalisation de la consommation d'électricité. Les industriels consomment moins et mieux", précise-t-il.
    C'était d'ailleurs l'objectif recherché par la tarification mise en place il y a quelques années et qui visait à mieux rationaliser la consommation d'énergie pour lisser la courbe de charge. L'impact d'ailleurs sur la moyenne tension a contribué à ne faire évoluer la pointe que de 0,8%.
    Au niveau de la haute tension, la puissance effacée durant les heures de pointe a été estimé à 17,5 MW. Ses clients représentent 22% de la consommation HT.

    Fatima MOSSADEQ

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