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Politique

Parlement: Une session exceptionnelle s’achève

Par L'Economiste | Edition N°:1558 Le 10/07/2003 | Partager

. Code du travail, loi contre le terrorisme, les deux grands textes Sans doute, la session parlementaire du printemps restera dans les annales. Cette session «exceptionnelle«, qui se termine aujourd’hui jeudi, a vu passer deux textes controversés: le code du travail et la loi antiterrorisme. Tous les deux ont connu un accouchement difficile: L’un en raison de ses enjeux syndicaux et (même politico-politiciens) et l’autre pour sa forte dose sécuritaire. La fin du périple du code du travail a été annoncée par Driss Jettou au moment de la signature de l’accord social du 30 avril. Mais le fait que cette annonce ait trouvé un écho favorable chez les syndicats au Parlement est en soi un exploit. Tous les partenaires sociaux reconnaissent à Jettou et à «sa politique de consensus« d’avoir libéré un texte prisonnier depuis 3 ans au Parlement (mais en gestation depuis 25 ans).. Politique consensuelleUne analyse qui ne plaît pas tellement aux socialistes qui ne comprennent pas pourquoi les syndicats ont fait preuve de dureté avec Youssoufi. Jettou le libérateur? Pas tout à fait. «Plusieurs circonstances ont contribué à la sortie du code du travail, notamment la politique de consensus«, analyse Driss Lachgar, président du groupe socialiste à la Chambre des Représentants. «Attention! le code contient plusieurs dysfonctionnements légaux que nous allons redresser par la suite à travers des amendements. Pour l’instant, nous y avons adhéré pour combler le vide juridique«, renchérit le député. L’USFP prépare donc son retour sur scène. Le parti, rappelons-le, n’avait pas apprécié la nomination d’un technocrate à la tête du gouvernement au lieu d’un parti de la majorité parlementaire. Si le monde politique était préparé à l’adoption du code du travail, il a été en quelque sorte pris au dépourvu au sujet de la loi antiterrorisme. Celle-ci doit son adoption à la montée sécuritaire qui a suivi les attentats du 16 mai. Les partis qui avaient fermement rejeté le projet ont fini par l’accepter. Même les ONG qui avaient préparé un long cahier revendicatif au départ se sont effacées. Conjoncture oblige! Le texte avait été programmé pour la session extraordinaire de février. Mais il n’avait pas pu passer, vu l’ampleur des hostilités. Un autre texte sur l’entrée et le séjour des étrangers a pu passer. Dans le bilan, on retiendra aussi la loi sur les accidents du travail, une des lois qui ont suscité beaucoup de bruit en raison de son application. Le système, entré en vigueur en novembre dernier, s’est révélé trop «généreux« au niveau des primes d’indemnisation. Le tir a été don rectifié. A ne pas oublier aussi le dispositif électoral adopté après le réaménagement du calendrier. Les conseillers, à travers les différents collèges, iront donc faire leur campagne électorale. L’été s’annonce studieux pour eux comme il l’a été l’année dernière pour leurs collègues les représentants. Le Parlement finira son travail en beauté via une déclaration de Driss Jettou (voir notre rubrique DBS). A travers ses sorties, Jettou réconcilie ainsi la Primature avec l’institution législative qui reprochait au chef du gouvernement de ne pas venir suffisamment lui rendre compte, surtout à l’époque de Youssoufi.Nadia LAMLILI

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