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Politique

Parlement: Les lois électorales pour la session d’automne

Par L'Economiste | Edition N°:3509 Le 15/04/2011 | Partager
Radi est favorable à la liste pour les législatives
Conditions: Elargir la circonscription et augmenter le nombre des sièges
L’uninominal pour les communales

Pour Abdelouahed Radi, premier secrétaire de l’USFP, si demain les partis sont renforcés par de nouveaux pouvoirs, cela donnera du sens à l’activité politique qui va se régénérer. Alors des jeunes et moins jeunes vont se lancer dans la politique pour assumer des responsabilités et changer les choses

LE président de la Chambre des représentants, Abdelouahed Radi, ne pense pas que les lois électorales soient prêtes pour cette session du printemps. La méthodologie suivie nécessitera plus de temps. En effet, le ministre de l’Intérieur avait demandé aux partis de lui remettre leurs propositions avant le 31 mars dernier. Ce qui a été fait. Aujourd’hui, la balle est dans son camp. Tayeb Charkaoui devra lancer les consultations avec les formations politiques en vue de se mettre d’accord sur le contenu des projets de loi. Il faudra par la suite que ces textes soient présentés au Conseil de gouvernement et au Conseil des ministres avant de les transférer au Parlement alors que cette session se termine à la mi-juillet, a précisé le premier secrétaire de l’USFP. Pour lui, il sera difficile de convoquer une session extraordinaire à cause des vacances d’été et le mois de Ramadan. «C’est pourquoi je pense que ces lois seront sans doute adoptées durant la session d’automne», dit-il. Abdelouahed Radi, qui était l’invité de Assabah-L’Economiste mercredi dernier, a donné d’autres indications sur les propositions de son parti sur la réforme des lois électorales. Ainsi, pour les élections législatives, l’USFP reste accroché au système de liste. Mais le parti pose ses conditions: l’élargissement des circonscriptions et l’augmentation du nombre des sièges qui passent à 4 ou 5 par circonscription contre 2 ou 3 actuellement.
Pour la liste nationale des femmes, le parti a proposé d’augmenter le quota actuellement de 10% à 25 ou 30%. Des partis proposent que la moitié des sièges soient mis à compétition dans les circonscriptions. L’autre moitié sera réservée à une liste nationale, composée de femmes et d’hommes militants qui n’ont aucune chance de l’emporter s’ils se présentaient aux élections. L’arrivée de ces cadres et militants pourra redynamiser la vie parlementaire, note le président de la Chambre des représentants.
Pour les élections communales, Abdelouhed Radi est favorable à l’uninominal qui sied aux spécificités marocaines et à la proximité des élus avec les électeurs.
Concernant la réforme de la Constitution, le premier secrétaire de l’USFP a rappelé que son parti est favorable au maintien de la Commanderie des croyants, un héritage historique et religieux, qui joue un rôle positif essentiel dans l’unité et la stabilité du pays. Son parti insiste sur l’équilibre des pouvoirs. Ainsi, dans les attributions du Roi, la nomination du Premier ministre que l’USFP qualifie de chef de gouvernement du parti qui arrive en tête des élections législatives. Les relations extérieures et la défense sont également du domaine de compétences du Souverain.
En contrepartie, les ministres seront chargés d’appliquer la politique tracée par le Premier ministre. C’est lui qui procède à l’arbitrage et peut renvoyer un ministre qui ne rentre pas dans les rangs. Dans ses propositions constitutionnelles, Abdelouahed Radi a voulu être «pragmatique, loin des considérations idéologiques». Ainsi, c’est le Premier ministre qui doit nommer les secrétaires généraux des ministères et les directeurs des établissements publics qui doivent savoir qu’ils sont sous sa tutelle. Aujourd’hui, certains ne veulent rendre compte qu’au Souverain.
Sur un autre plan, Abdelouhed Radi a minimisé l’impact des slogans des manifestants exigeant la dissolution du Parlement. Pour lui, ces jeunes ignorent le fonctionnement des institutions. «En cas de dissolution, qui fera les lois?» s’interroge-t-il. Si telle est la situation, il faudra organiser de nouvelles élections dans un délai de trois mois, souligne-t-il.
En tout cas, pour lui, les partis politiques sont dans l’incapacité de recruter les jeunes et les adultes. C’est pour cela qu’ils doivent ouvrir les portes.
Celui qui intègre un parti politique cherche à assumer des responsabilités pour changer les choses. Ce qui est légitime, dit-il. «S’il ne peut réaliser cet objectif, pourquoi entrera-t-il dans une formation. Si les partis sont renforcés par de nouveaux pouvoirs, cela donnera du sens à l’activité politique et attirera les jeunes», indique l’ancien ministre. Sans omettre de signaler l’influence de ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte et dans d’autres contrées du monde arabe.


Immunité


LE président de la Chambre des représentants est revenu sur l’immunité parlementaire. Pour lui, cette question est exagérée par la presse d’autant qu’elle est très réglementée. La procédure est claire. Dès la réception d’une demande de levée d’immunité d’un député, le dossier est soumis à une commission qui convoque et interroge le député incriminé. Ensuite, la décision finale se prendra en séance plénière. Il est à rappeler que la Chambre des représentants avait levé l’immunité d’un député poursuivi pour chèque sans provisions alors que Abderrahman Yousoufi était Premier ministre et Abdelouahed Radi au perchoir. Seulement, il n’a pas été arrêté, souligne ce dernier. A cette occasion, l’ancien ministre de la Justice a rappelé un détail que beaucoup ignorent en matière d’immunité parlementaire, pour reprendre son expression. La justice peut convoquer n’importe quel député et l’interroger sur un dossier précis sans mettre en marche le dispositif de levée de l’immunité parlementaire. Pour convaincre, il a cité l’exemple d’un parlementaire qui a causé un accident de la route alors qu’il était en état d’ébriété. Il a été arrêté immédiatement en flagrant délit et condamné. Il est actuellement en prison. Un autre député, Mohamed El Faraâ, président du conseil municipal d’Essaouira, vient d’être condamné à 4 ans de prison ferme. Abdelouahed Radi a toutefois précisé que depuis qu’il est à la présidence de la Chambre des représentants (près d’une année), il n’a reçu aucune demande de levée d’immunité parlementaire.


Mohamed CHAOUI

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