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Pandémies: Les génériques accordés aux pays pauvres

Par L'Economiste | Edition N°:1888 Le 02/11/2004 | Partager

. L’UE applique l’accord de l’OMC d’août 2003. Il permet aux industriels européens de fabriquer des génériques. Les pays dans le besoin pourront en faire la demande auprès de l’OMCLa Commission européenne a déposé le 29 octobre dernier un projet de règlement permettant aux industriels européens de fabriquer des médicaments génériques pour traiter les grandes pandémies dans les pays en développement, conformément à l’accord passé à l’OMC en août 2003 pour lutter contre le sida, la malaria et la tuberculose.«Par l’adoption de cette proposition, l’UE s’affirme comme le précurseur de la garantie d’accès à des médicaments à des prix modérés pour les pays pauvres», a commenté le commissaire européen pour le Commerce Pascal Lamy, qui espère la voir rapidement adoptée par les Etats membres et le Parlement européen.Ce règlement permettra aux autorités nationales d’accorder à leurs industriels des «licences obligatoires» pour répondre à la demande de médicaments génériques venant des pays en développement ne disposant pas eux-mêmes de capacité de production. Les règles de l’OMC interdisaient en effet ce type d’importation pour protéger la propriété intellectuelle des laboratoires. Comme l’a souligné le commissaire, le système adopté en août 2003 est déjà entré en vigueur puisque l’UE, les Etats-Unis et le Japon notamment ont accordé systématiquement des dérogations permettant l’octroi de ces licences.Mais le règlement de l’UE prévoit aussi la mise en place d’un système d’étiquetage et d’emballage identifiant clairement les médicaments destinés aux pays en développement, où ils seront vendus à très bas prix, et éviter leur retour illégal sur les marchés des pays avancés, a souligné Lamy. Dans la pratique, le pays en développement devra simplement notifier à l’OMC qu’il souhaite acquérir un médicament générique et pourra ensuite faire jouer la concurrence mondiale entre fabricants sur les prix et les quantités. Une démarche déjà engagée récemment par le Mozambique.L’accord TRIPs (trade related aspects of intellectual property rights) avait été conclu à Genève à la veille de la conférence ministérielle de l’OMC à Cancun, en dépit des fortes réticences des Etats-Unis. Mais il n’a toujours pas été incorporé à la législation de l’OMC, en raison de difficultés juridiques, l’échéance ayant été repoussée au printemps 2005, selon Lamy. Il a rappelé que la Commission Prodi avait fait une priorité de la lutte contre les trois maladies tueuses, qui causent chaque année la mort de six millions de personnes dans les pays pauvres. Entre 2003 et 2006, l’UE a budgété un milliard d’euros, soit 260 millions par an, pour la lutte contre ces trois grandes pandémies, un quadruplement par rapport aux engagements de la période 1994-2002.


Production de vaccins insuffisante

Une décision qui tombe à point nommé alors que la grippe aviaire risque de faire de très graves et nombreux dégâts, si l’on en croit les propos des médecins américains lors du principal congrès mondial sur les agents antimicrobiens. Ces derniers ont mis en garde contre les risques de pandémie présentés par la grippe aviaire et l’insuffisante préparation des autorités de santé publique et des fabricants de vaccins précisant que l’échéance se rapprochait. Face à ce danger, l’OMS souhaite mobiliser les pouvoirs publics, les laboratoires pharmaceutiques et la communauté scientifique pour faciliter la production accélérée de vaccins antigrippe et organisera dans ce but un sommet des principaux acteurs le 11 novembre à son siège à Genève (Suisse), a-t-il indiqué. Citant l’étendue de la grippe aviaire chez les volailles en Asie et les 43 personnes affectées depuis janvier par le même virus (H5N1) en Thaïlande et au Vietnam, dont 31 sont décédées, il a estimé que ce n’était qu’une question de temps pour que cet agent infectieux s’adapte et puisse se transmettre entre humains, provoquant une pandémie à l’échelle mondiale. Or, les capacités actuelles de production mondiale de vaccins contre la grippe sont très insuffisantes avec seulement 300 millions de doses, selon l’OMS, soulignant que six mois sont nécessaires pour mettre au point un nouveau vaccin. Synthèses L’Economiste

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