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Economie Internationale

Pakistan: L'opinion internationale hostile à la prise du pouvoir par les militaires

Par L'Economiste | Edition N°:617 Le 15/10/1999 | Partager


· Le Premier ministre destitué a laissé derrière lui une dette de 32 milliards de Dollars et un taux d'analphabétisme dépassant 80%

La population pakistanaise n'a pas réagi mercredi au lendemain du coup d'Etat militaire. Sa passivité (voire son soulagement) explique l'ampleur de son rejet de la classe politique accusée de corruption et d'incompétence, ont estimé les analystes à Islamabad.
La population attend de connaître le véritable programme des militaires, mais espère qu'un gouvernement civil pourra être constitué. Les militaires seraient en effet peu soucieux de s'impliquer directement dans la gestion du pays en raison des graves difficultés économiques. L'opinion internationale reste pour sa part hostile à la prise du pouvoir par les militaires.
Les Pakistanais dans leur ensemble ont considéré jusqu'à présent que la classe politique pakistanaise était extrêmement corrompue et ont toujours renvoyé dos à dos M. Nawaz Sharif et son ennemie politique de toujours, Mme Bhutto. La destitution de cette dernière en tant que chef du gouvernement en novembre 1996 pour corruption avait amené le même soulagement au sein de la population.
C'est pourquoi en présentant le renversement de M. Sharif comme une «opération propreté», les militaires pensent gagner les faveurs de leurs concitoyens, estiment les analystes pour lesquels l'institution militaire jouit d'une réputation de discipline, de solidité et de viabilité qui a fait défaut aux dirigeants du pays.
M. Sharif a essuyé un grand échec, notamment lors de l'affrontement avec l'Inde. Il laisse également derrière lui une dette publique toujours supérieure à 32 milliards de Dollars. Les relations avec les organisations financières internationales sont encore au point mort en dépit d'un accord l'année dernière sur le règlement de la dette extérieure. La population analphabète est estimée à plus de 80% des 140 millions de Pakistanais.

Hicham RAIQ (AFP)

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