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Economie Internationale

PAC: Les conditions de la France à l'adhésion des PECO

Par L'Economiste | Edition N°:207 Le 07/12/1995 | Partager


Les ministres de l'Agriculture des Quinze, réunis le 30 novembre à Bruxelles, ont débattu des conséquences agricoles de l'élargissement aux pays d'Europe centrale et orientale (PECO). En fait, ils ont acueilli avec beaucoup de prudence le Livre Blanc de la Commission sur la question. La plupart d'entre eux ont fait savoir que les acquis de la politique agricole commune (PAC) ne devront pas être remis en cause et que les adaptations ne devront pas se traduire automatiquement par de nouvelles baisses de prix, note Les Echos. Les ministres ont par ailleurs signifié qu'ils voulaient eux-mêmes prendre en charge l'étude des mesures d'accompagnement.
En dehors de la Suède qui a exigé une réforme de fond en comble de la PAC, sans doute soutenue par le Royaume-Uni, commente le quotidien français, les autres pays membres se sont rangés du côté de Bruxelles qui est pour une stratégie d'adaptation de la politique agricole. "L'agriculture ne constitue pas un obstacle à l'élargissement, mais nous devrons examiner les adaptations à prévoir, secteur par secteur", a déclaré le Commissaire européen Franz Fischler.
Pour sa part, le ministre français de l'Agriculture, Philippe Vasseur, se dit "d'accord pour approfondir la réforme de la PAC", mais précise que "les moyens d'y parvenir devraient être discutés produit par produit".

M. Vasseur a en outre indiqué qu'il fallait, pour des raisons politiques, poser deux conditions à l'ouverture de l'Union à l'Est. Il s'agit de préserver la vocation exportatrice de l'Europe et de faire respecter cinq contraintes par les pays candidats, rapporte Les Echos:
- rapprocher leurs niveaux des prix de ceux de l'Union pour éviter le dumping;
- prévoir une maîtrise quantitative de leurs productions au moment où l'Europe a décidé de limiter ses excédents;
- harmoniser les protections tarifaires;
- maîtriser le coût de cet élargissement pour le budget européen;
- enfin, instaurer immédiatement un contrôle des échanges de produits agricoles entre les pays d'Europe centrale et orientale et l'Union.
Quant à l'Allemagne, elle souhaite que soit prévue une période transitoire d'au moins dix ans pour une hausse des prix des produits agricoles des pays candidats et pour le respect de l'acquis communautaire.

Hakima EL MARIKY.

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