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    Entreprise Internationale

    Ouverture du capital de Renault : L'Etat engrange près de 8 milliards de FF

    Par L'Economiste | Edition N°:155 Le 24/11/1994 | Partager

    En dépit d'un prix jugé attractif (165 Francs par action)(1), l'OPV de Renault, qui a débuté le 3 novembre pour s'achever le 10, n'a rallié que 1,1 million d'actionnaires. Ceux-ci ont souscrit 1,4 fois la part de 37.2 millions d'actions qui leur était réservée. Qualifiée de succès par le ministre de l'Economie, M. Edmond Alphandéry, cette opération a été "handicapée par l'essoufflement du grand public après les quatre premières privatisations", commente la presse française. Elle a néanmoins permis à l'Etat d'engranger 7,95 milliards de Francs, ce qui porte les recettes totales des privatisations pour cette année à 60 milliards. Un montant supérieur de 5 milliards à l'objectif affiché par le gouvernement. En 1993, les recettes de la privatisation avaient dépassé de 3 milliards le montant prévu (40 milliards).

    Les petits porteurs qui ont demandé 60 titres Renault n'en recevront que 45; ceux qui en voulaient 120, dont 60 payables en emprunt Balladur, en toucheront 89. Placée au prix unitaire de 176 Francs, la tranche réservée aux institutionnels a été sursouscrite 15,5 fois pour un total supérieur à 68 milliards de Francs. Cette tranche a été demandée à hauteur de 30,9% par des institutionnels français et 10,6% par des Américains. "Les investisseurs américains ont demandé plus de titres que la totalité de l'offre institutionnelle", s'est félicité M. Louis Schweitzer, le PDG de Renault. Celui-ci s'est dit "frappé par la confiance des investisseurs américains tant dans Renault que dans la France comme base industrielle". Parmi les investisseurs institutionnels suédois, 98 ont demandé pour 1,5 milliard de Francs de capital de Renault, ce qui correspond à près de 40% de la part totale prévue pour les institutionnels.

    Pour ce qui est de la participation des salariés à l'ouverture du capital, les résultats définitifs n'étaient pas encore disponibles à l'heure où nous mettions sous presse.

    (1) Il s'agit du bas de la fourchette (163 à 178 Francs) indicative proposée par les banques conseils du gouvernement, à savoir la Caisse Nationale du Crédit Agricole et Rothschild et Cie. Cf L'Economiste du 10 novembre 1994.

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