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Oujda: Quand la contrebande fausse la donne

Par L'Economiste | Edition N°:2234 Le 15/03/2006 | Partager

. L’indice du coût de la vie: +2,8% de 2004 à 2005. La population “consomme surtout algérien” Selon la direction régionale  du Haut-Commissariat au Plan d’Oujda, l’indice du coût de la vie du mois de décembre 2005 a régressé de 0,4% par rapport au mois précédent. Régression due à la baisse enregistrée par l’indice du groupe de produits “alimentaires” qui est de l’ordre de 0,9%. Quant à cette variation négative, elle est attribuée, selon la même source, à la forte chute des indices des sous-groupes de certains produits. En clair, les poissons frais, les légumes et fruits frais ont enregistré respectivement des taux négatifs de l’ordre de -11,8%, - 6% et -5,1%. Par contre, l’indice des groupes de produits “équipements ménagers» a connu une majoration de 0,2% suite à l’augmentation des sous-groupes “ matériels et équipements de cuisine, mobiliers et accessoires fixes”. Quant aux variations interannuelles, l’indice moyen de 2005 a connu une augmentation moyenne de 1,1% par rapport à l’exercice 2004. Cette variation, d’après la direction régionale au Plan, résulte essentiellement de l’augmentation de tous les indices des groupes de produits à l’exception de produits “culture et loisirs”. Ces derniers ont accusé une baisse de 1% durant cette même période. Seulement la contrebande, érigée en économie de base, domine largement les marchés structurés, et les produits illicites (notamment carburant) sont massivement consommés non seulement par les populations dites modestes mais aussi par les classes aisées A et B. Alors deux questions se posent sans pour autant remettre en cause la fiabilité de ces mesures: de quels produits tient-on compte pour mesurer l’indice?En tout cas, les opérateurs économiques affirment que “toute saisie scientifique des prix est impossible et qu’on ne peut pas prendre en considération les produits de contrebande”. Selon Rachid Slisli, directeur de la Chambre du commerce, de l’industrie et des services, la contrebande représente plus de 70% du commerce local. Dans ce contexte, Mohammed Benkadour, universitaire et président de l’Association de la protection des consommateurs, se référant à une récente étude réalisée par la CCIS d’Oujda faisant état d’un chiffre d’affaires du secteur informel de 6 millions de DH par an, affirme que les indices relevés sont plus ou moins biaisés et que cette dominance du secteur informel met à défaut toutes les statistiques officielles concernant le développement social et économique de la région. Driss Houat, président de la CCIS, affirme lui “que la contrebande fausse toutes les recettes de l’Etat et la richesse qu’elle dégénère n’est pas investie dans les économies structurées durables”. De notre correspondant, Mohamed ZERHOUDI

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