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Oujda: Gros risques à la décharge de Sidi Yahya

Par L'Economiste | Edition N°:2201 Le 26/01/2006 | Partager

. Son projet de réhabilitation traîne en longueur. Emissions de gaz polluants et d’odeurs nauséabondes . Risque de contamination des nappes phréa-tiques Après des années de protestations, parfois à bras de fer, quelle ne fut la joie des Oujdis lors de l’ouverture de la nouvelle décharge publique à système environnemental amélioré. Joie encore plus intense après l’annonce de la fermeture de l’ancienne décharge Sidi Yahya et surtout du projet de sa réhabilitation. Ce dernier prévoyait notamment l’assemblage de quelque 1,5 million de tonnes de déchets ménagers et industriels accumulés durant 15 ans environ d’exercice et leur mise sous terre. L’objectif était de transformer ce vaste dépotoir étendu sur près de 10 hectares en un espace vert, sain et propre. En clair, un véritable poumon d’oxygène pour la ville d’Oujda et les communes rurales avoisinantes.Hélas! le projet de réhabilitation tarde à venir même si la nouvelle décharge est en activité depuis septembre 2005. Résultat, quelque 450.000 habitants continuent encore à souffrir des émissions de gaz et d’odeurs nauséabondes qui s’échappent du site. Une visite effectuée sur les lieux, le 24 janvier, a permis de constater les désagréments causés par la décharge. Des lacs de lessivats (formés par l’eau de pluie infiltrée dans la masse de déchets) émergent un peu partout libérant des flux très dangereux pour la santé. Le trafic routier est également perturbé en raison du passage des moutons et chèvres qui pullulent dans les environs à la recherche de nourriture et qui s’abreuvent dans les lessivats infestés. Cela constitue naturellement un véritable danger pour les consommateurs. L’envol de déchets et sacs en plastique constitue aussi une source de désagréments pour les riverains. Les plaintes des usages de la route reliant Oujda à Touisit sont fréquentes. L’état de la chaussée au niveau de la décharge est tel que les automobilistes sont contraints à s’aventurer sur une piste, elle aussi défoncée. Les nappes phréatiques sont également menacées. A noter que cette région vallonnée de 300 km carré alimente la ville d’Oujda en eau potable -Jbel El Hamra- avec un débit de 600 litres par secondes. Par ailleurs, bien que la pratique de brûlage ne se fasse plus, des mises à feu spontanées se produisent dans différents endroits du site et le gaz généré se répand dans l’atmosphère. Ce gaz, composé de méthane et de dioxyde de carbone à hauteur respective de 45 et 55%, est, selon des sources sanitaires, relativement toxique et cancérigène. Plusieurs sonnettes d’alarme sont tirées. Selon des sources proches du dossier, «l’opération de réhabilitation est imminente et un appel d’offres est lancé». Malheureusement, aucune date ne semble définitivement arrêtée. Les habitants craignent que les démarches et les procédures ne fassent durer encore plus longtemps leur calvaire quotidien. De notre correspondant, Mohammed Zerhoudi

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