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Economie

Où en est le projet de tunnel maroco-espagnol?

Par L'Economiste | Edition N°:1727 Le 17/03/2004 | Partager

. Les études de faisabilité achevées en 2006, les travaux débuteront en 2008. Le projet nécessitera un investissement de 3 milliards d'euros «La liaison fixe du détroit de Gibraltar» a été l'objet d'un séminaire organisé, la semaine dernière, par l'association «Casa-Chaouia-Aquitaine». Le conférencier Chafik Jilali, secrétaire général de la Société nationale d'études du détroit de Gibraltar, a passé en revue les étapes de ce gigantesque projet.D'entrée de jeu, Chafik inscrit en ces termes l'objet du débat: «Le projet de la liaison fixe de Gibraltar» constitue une opportunité de développement intégré, un nouvel aménagement global du territoire et une nouvelle dimension pour les échanges». A 30 km de l'Europe, l'équivalent de 20 minutes de traversée, l'Afrique doit tirer profit de cette proximité. Et un tunnel ferroviaire sous-marin pourrait bien propulser le développement de l'Afrique. En tout cas, en vue de joindre les deux rives, un tunnel ferroviaire à une seule voie «est la solution la plus simple et la plus économique du point de vue du génie civil, avec une galerie de reconnaissance de 6 m de diamètre pour la sécurité et la ventilation», précise Chafik. Les trains classiques de voyageurs et de marchandises ainsi que les TGV peuvent bien emprunter le tunnel. Côté faisabilité, la réalisation du programme d'études en mer, notamment celles concernant la galerie, rencontre des difficultés dues à des conditions océaniques et climatiques particulièrement dures. Une fois achevé, le programme d'études sera soumis aux instances internationales dont la Commission scientifique internationale. «La Commission mixte hispano-marocaine, qui s'est réunie le 2 décembre 2003, compte finir les études en 2006», affirme Chafik. Au total, le tunnel sous-marin nécessitera un investissement de plus de 3 milliards d'euros. Mais au préalable, 350 à 400 millions d'euros devraient être affectés à la construction de la galerie de reconnaissance. A cet effet, le comité mixte a décidé d'impliquer l'Union européenne dans le projet. La prochaine réunion, en juin à Bruxelles, tranchera les questions de financement. Mais d'ores et déjà, c'est le principe de concession à des entreprises internationales de construction qui est retenu. De même que les responsables des deux sociétés d'Etat marocaine et espagnole, essayent de monter un régime de financement international. De toute façon, ils espèrent voir concrétiser le projet de la liaison fixe à partir de 2008, une fois achevé le plan d'action mis au point par les deux pays pour la période 2004-2006.


Gibraltar, lieu à risque sismique

Gibraltar est le lieu de rencontre de deux plaques tectoniques, européenne et africaine. Autrement dit, l'activité sismique y est très importante. La liaison fixe va-t-elle en pâtir? Les responsables se veulent rassurants: le phénomène sismique de la région est l'un des sujets techniques les plus explorés. Il est démontré que les singularités géophysiques (courants, conditions climatiques… ) sont indépendantes du phénomène des séismes. Sur un plan géotectonique, le détroit est épargné sur un rayon de 30 km du fait de l'imperméabilité de ses terrains.


Options de financement

L'étape actuelle du projet est la consolidation de la faisabilité technico-économique. Une étude réalisée en 1996 avait pour objectif de déterminer les moyens de rendre attractif le projet pour intéresser les entreprises à prendre des concessions. «L'Etat pourrait soit garantir un seuil de rentabilité, soit participer au capital, ou encore réaliser la galerie souterraine par des fonds publics, une manière de contribuer au capital des entreprises concessionnaires», précise Chafik. Et c'est la troisième option qui est favorisée. Ali JAFRY

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