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    Economie

    Osons penser 2030
    “Cessons de voir le danger chinois partout”

    Par L'Economiste | Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

    . L’Empire du Milieu, une opportunité de développement. A condition de miser sur l’économie du savoirLe Maroc de 2030 aura à relever des défis sur tous les fronts: agriculture, industrie, structures et gouvernance des entreprises. Et la rapidité des mutations est telle que tout retard dans la mise en œuvre de mesures aggrave le gap et se traduit par des pertes de marchés difficilement récupérables, que ce soit au niveau domestique ou international. Pour autant, la situation n’est pas désespérée. “Cessons de voir le danger chinois partout. L’Empire du Milieu peut aussi présenter des opportunités pour nos entreprises”, assure Ahmed Lahlimi Alami, Haut-commissaire au Plan, lors de la 3e session du forum consacré à l’environnement stratégique et économique, les 13 et 14 mai 2005 à Casablanca. Au préalable, il faut avoir le courage de se désengager des secteurs qui ne présentent plus d’avantages compétitifs et miser clairement sur des PME dynamiques et créatives, aptes à se positionner sur le marché mondial. Les nouvelles technologies de l’information (NTI) et l’économie du savoir offrent des opportunités à saisir, pour peu que l’innovation et la formation des compétences humaines soient inscrites parmi les priorités. Pour l’instant, force est de constater que les retards accumulés dans les deux domaines sont énormes. Pis, il n’y a vraiment aucune vision sur les décennies à venir. Pour le coordonnateur du Femise (Forum euroméditerranéen des instituts économiques), Jean-Louis Reiffers, l’équation pour le Maroc est simple mais terrible: créer des emplois durables pour 90.000 personnes par an. Mais le retard est tel que si ces emplois ne sont pas créés dans les cinq ans à venir, “il n’y a aucune chance de convergence avec la Turquie” et d’autres pays dans la région! Cela sera donc l’enjeu principal de la décennie à venir. Et comme on ne peut plus compter sur l’accumulation du capital comme source de croissance et de distribution de richesse, l’économie du savoir est la voie salvatrice. Mais encore faut-il en mesurer l’impact. “Il n’y a pas de conception d’ensemble du système”. Tandis que le professeur Nouredine El Aoufi de l’Université Mohammed V a rappelé la “fracture cognitive” que vit le Maroc dans ce domaine. Selon l’OCDE, citée par le chercheur, le stock de connaissances doublera tous les cinq ans d’ici à 2020, puis marquera un point d’inflexion et passera à 73 jours! Autrement dit, le Maroc est sérieusement, très sérieusement largué.Pour limiter les dégâts, Reinaldo Figueredo, conseiller du secrétaire général de la Cnuced, propose au Maroc “l’optique de la sécurité énergétique par le biais de l’intégration énergétique de l’Afrique”. Celle-ci doit être menée dans le cadre d’une stratégie de développement humain durable et sous une structure formelle et des bases institutionnelles concrètes. Car l’enjeu pour les pays développés et pour ceux qui aspirent à l’être, c’est “l’efficacité énergétique”. Les pays du Sud, où les sources d’énergie abondent, ne doivent pas se cantonner au rôle “de simples fournisseurs” d’une matière première stratégique. Mais “ces pays, tout comme le Maroc, auront besoin de financements qui semblent hors de portée dans la structure financière internationale actuelle”, ajoute Figueredo. Il s’agit donc de trouver de nouvelles sources de coopération financière. Et ce sera le thème de la prochaine session, les 20 et 21 mai, du Forum “Prospective Maroc 2030”. M. K. & M. Kd.

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