×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Open-Sky: Quel droit de la concurrence?

Par L'Economiste | Edition N°:2197 Le 20/01/2006 | Partager

. L’ouverture, peut-être une opportunité à saisir. Avec aussi de sérieuses contraintes à respecterEt si l’Open-Sky était bénéfique pour le Maroc? Les compagnies aériennes disposent-elles d’outils appropriés pour se protéger en cas de concurrence déloyale? Quels sont les garde-fous prévus par les lois et comment les activer? C’est probablement pour répondre à ces questions que RAM Academy a invité, jeudi 19 janvier, le chercheur-économiste Julien Levêque, spécialiste du droit de la concurrence, pour débattre du thème des «Politiques de la concurrence en Europe: le cas du transport aérien». L’actualité chargée de ces dernières semaines dans le transport aérien interpelle sur le sujet de la concurrence. Dès l’entrée en vigueur des clauses de l’accord de l’Open-Sky, les compagnies aériennes du Maroc et d’Europe seront totalement libres de desservir les différentes destinations à l’intérieur de l’espace euro-marocain. Plus concrètement, une compagnie marocaine qui souhaitera effectuer une ligne régulière européenne devra obtenir l’autorisation sans aucune limitation et vice-versa. Ce sera également possible pour ce qui est du droit d’établissement. Ces discussions sont aujourd’hui dépassées. Le questionnement concerne davantage les moyens de défense des compagnies les plus faibles ainsi que les contrôles nécessaires pour éviter des dérapages. «RAM dispose d’un cadre juridique relativement complet et robuste pour faire face à l’ouverture», devait expliquer Julien Levêque. Le chercheur se base sur l’existence de lois concurrentielles dans le droit européen applicable au transport aérien. La compagnie nationale peut également «compter sur les compagnies traditionnelles pour se plaindre ou sur les compagnies des autres alliances». L’économiste dresse par ailleurs une liste de contraintes, car RAM aura également des mesures à prendre si elle souhaite survivre. Selon lui, elle doit d’abord respecter la législation européenne. Il faut noter que la quasi-totalité des métiers de RAM sont certifiés, donc conformes aux standards internationaux. Elle devra toutefois faire face au risque de prédation des sociétés européennes. C’est là un des points qui focalisent l’attention, à savoir le respect du droit d’établissement. Il faudra, en effet s’assurer de la solidité financière des compagnies européennes qui souhaitent s’installer localement, afin de ne pas assister à des faillites comme cela a été précédemment le cas pour Air Horizons notamment. «Le Maroc a son mot à dire, c’est à lui de défendre ses intérêts», précise Levêque. Comment? L’assistance est quelque peu restée sur sa faim. A. D.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc