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    Entreprises

    ONE: Réorganisation autour des Divisions

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    Les Directions Centrales de l'ONE sont allégées au profit de Divisions opérationnelles conçues comme des entreprises. Objectif: répondre a une demande complexe par des solutions spécifiques.


    M. Driss Benhima ne veut pas être la seule "tête pensante" de l'ONE, ou plutôt le seul chef d'entreprise. C'est pourquoi il a réorganisé l'Office autour d'une cellule, la Division, elle-même conçue comme entreprise. Il existe aujourd'hui une vingtaine de Divisions de production (centrales), de distribution (unité régionale) ou de transport d'électricité. Il y en aura d'autres, car l'organigramme n'est pas figé. Chaque division comporte les principales fonctions d'entreprises: investissements, mainte-nance de l'équipement, ressources humaines, contrôle de gestion, achats.
    Le chef de Division devient donc l'opérationnel clef, puisqu'il prend en charge les hommes et le matériel. Il doit en améliorer la gestion. Il est le premier niveau pour le calcul des budgets mais, ceux-ci doivent être avalisés par une "grande commissions" du budget, de l'investissement et du fonctionnement, et in fine par le Ministère des Finances.
    Ces Divisions sont nouvelles car la notion n'existait pas à l'ONE. Elles relèvent hiérarchiquement des Directions au siège (Production, Transport) dont les missions ont changé, s'orientant vers le contrôle, la validation ou l'expertise technique. Les Divisions entretiennent aussi des relations transversales avec les Directions fonctionnelles, Ressources humaines, Finances, Développement et Programmes.

    "Il est demandé au chef de Division de faire preuve d'imagination pour résoudre des problèmes de nature locale", explique M. Benhima. Car l'ONE ne finance pas de la même façon l'électrifi-cation des villes ou des campagnes, ne recouvre pas par les mêmes procédés Comme la grande mission de l'ONE est d'abord d'apporter l'électricité dans tous les foyers, les entreprises et les campagnes pour l'irrigation, les demandes sont devenues complexes. Elles nécessitent donc des réponses multiples. Les solutions centralisées du siège de Casablanca ont montré leur limite. C'est pourquoi "la sensibilité au terrain est cultivée".
    Cette nouvelle organisation rappelle bien sûr celle que l'OCP a instaurée dès les années 70, avec le concours de McKinsey, et où M. Benhima a fait ses premières armes. Pour l'ONE, c'est Bossard Consultants qui a diagnostiqué l'existant pendant un an et proposé les nouvelles structures. "Ce n'est pas une étude, mais une implémentation qui va jusqu'à la mise en oeuvre, la formation et les manuels", précise le directeur de l'ONE. Le consultant encaissera 16 millions de DH pour des interventions continues sur 3 ans.
    De son côté, le Ministère des Finances a donné son soutien pour cette organisation, car il exerce un contrôle sur l'ONE, entreprise publique. Ainsi, il a laissé "le gestionnaire" créer des postes de directeur ou déconnecter les fonctions des grades, alors que ceci est sensible, et même tabou dans les offices et les administrations. Il faut dire que la réorganisation ne génère pas que des coûts, "mais repose sur un boulevard de recettes, par la croissance de la consommation, l'électrification rurale et les gains de productivité".

    Un autre soutien est reconnu, c'est celui du syndicat UMT, traditionnellement bien implanté et qui gère le COS, alimenté par 1% des recettes. "C'est un relais de communication pour l'organisation. Mais il faut expliquer les objectifs, garantir la transparence et le maintien des effectifs". La maîtrise et l'exécution ne seront d'ailleurs pas touchées par la mobilité, contrairement aux cadres.
    A terme, l'ONE n'agira plus comme une entité de production, mais comme une holding qui coordonne une production de sources diversifiées, initie les projets, réalise la péréquation des prix.
    Ces Divisions-entreprises montrent la voie à la privatisation de la production électrique, déjà entamée par Jorf. Driss Benhima n'hésite pas à se lancer dans la prospective. Les centrales de base pourraient être un jour introduites en bourse et transférées à la gestion privée, et les centrales de pointe pourraient alors être financées par les recettes de ces privatisations.o

    Khalid BELYAZID

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