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ONCF: Pourquoi tant de retard ?

Par L'Economiste | Edition N°:2334 Le 04/08/2006 | Partager

. Les responsables font état de contraintes techniques. Encombrement, actes de vandalisme et d’autres maux du rail«Mesdames et messieurs, votre attention s’il vous plait, nous demandons votre indulgence en attendant la fin des chantiers de restructurations. Nous vous promettons de nouvelles rames, la rénovation des rails et des caténaires et le doublement des voies. Veuillez excuser les retards et les désagréments d’ici-là. Merci pour votre compréhension». Cette réplique pourrait très bien consoler les voyageurs enragés par les retards fréquents, voire systématiques pour les trains de ligne. L’ONCF reconnaît certes ces failles, mais il revendique des taux de ponctualité qui dépassent 90% à fin 2005. Les résultats du premier semestre 2006 semblent être aussi «satisfaisants», selon nos sources. Toutefois, ils ne sont pas pour convaincre les nombreux voyageurs en colère après les retards récurrents des trains. Dans tous les cas, 10% de retard c’est déjà beaucoup. Les raisons de ces défaillances d’horaires sont purement techniques, selon des responsables de l’ONCF. Les travaux de doublement sont au pied d’œuvre entre Fès et Meknès, Sidi El Aïdi et Settat, Casablanca et El Jadida. Les trains sont, de ce fait, obligés de freiner dans les zones de travaux. Compte tenu des contraintes de voie unique, les retards peuvent parfois atteindre plus de 30 minutes. Ces problèmes devraient être réglés une fois les travaux terminés. D’ici là et faute d’alternatives, les voyageurs ont appris à être «zen». Ils gèrent la situation tant bien que mal pour arriver à bon port. Ajouter à cela les contraintes liées à la période estivale. L’affluence des voyageurs passe de 50.000 à 90.000 personnes par jour, selon des responsables de l’ONCF. Les trains sont donc obligés de s’arrêter plus longtemps pour permettre à tout le monde d’embarquer. Le cumul de ces arrêts donne lieu à des retards considérables. Les problèmes du rail marocain ne se limitent malheureusement pas aux retards. Les rames disponibles n’arrivent pas à contenir les masses de voyageurs surtout dans les périodes de pointes (fêtes, vacances, week-ends…). Les passagers font souvent le trajet debout dans les couloirs. Ces problèmes ne datent pas d’aujourd’hui, mais les «habitués» des trains ont appris à faire avec. Les responsables promettent de remédier à ce problème le plus rapidement possible. D’ici décembre prochain, la double voie entre Casablanca et Fès sera fin prête et le parc des trains sera renforcé par 24 nouvelles rames de 400 places chacune (cf.www.leconomiste.com). La première machine de ce genre est arrivée jeudi 3 août.La finalisation de ces chantiers permettra selon des responsables de l’ONCF, d’augmenter la cadence des voyages sur le trajet Casablanca-Fès à raison d’un train toutes les heures. Le temps du trajet passera de 4 heures et demie à 3 heures et demie. Cela réduirait sensiblement l’affluence des voyageurs sur les trains de lignes. Les nouvelles rames contribueront de surcroît à améliorer les conditions du trajet. Encore faut-il que ces projets soient finalisés à temps. Outre les retards et l’encombrement, les voyageurs sont souvent victimes d’actes de vandalismes sur les voies ferrées. Les jets de pierres, provoquant des bris de glaces, sont souvent à l’origine de blessures parmi les passagers. Le remplacement des vitres endommagées coûte de surcroît très cher. Ce problème échappe au contrôle de l’ONCF. En dépit des campagnes de sensibilisation organisées dans les écoles et les communes concernées, ces pratiques sévissent toujours. Il y a enfin les désagréments causés par les pannes de climatisation qui transforment les wagons en d’énormes hammams. Ce problème serait dû, selon des responsables de l’ONCF, à l’ouverture non contrôlée des portes et des fenêtres, ce qui ne permet pas aux voyageurs de profiter de l’air frais.N. Sq

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