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ONCF: Alstom remporte le marché de la signalisation

Par L'Economiste | Edition N°:458 Le 08/03/1999 | Partager

· 725 km du réseau ferroviaire passeront au numérique d'ici cinq ans
· La transaction porte sur un montant de 300 millions de FF
· Pour le passager, plus de ponctualité et de sécurité



C'est aujourd'hui à Rabat que le groupe industriel français Alstom et l'ONCF (Office National des Chemins de Fer) vont officialiser le contrat de fourniture d'un nouveau système de signalisation aux Chemins de Fer marocains.

24 gares équipées


Par les sommes engagées, 300 millions de FF (1FF=1,61 DH), le chantier est une grosse affaire. En témoigne la présence du président d'Alstom International, M. Bertrand de Saint Julien pour donner du lustre à l'opération. Côté marocain, c'est le ministre du Transport et de la Marine Marchande, M. Mustapha Mansouri, entouré de l'état-major de l'ONCF qui signera le contrat.
Pour son financement, le contrat bénéficie de la garantie du Trésor français, qui a concédé des conditions "avantageuses" à l'Office marocain. Dans le protocole conclu avec la France, la couverture du financement public français avoisinerait les 60% du montant du marché.
La transaction porte sur la modernisation de 725 km de lignes de Kénitra-Médina à Oujda, et de Sidi El Aïdi à Marrakech. Ce sont plus d'une vingtaine de gares (24 au total) qui seront équipées de nouveaux postes de signalisation informatiques, auxquels il faut ajouter Casablanca et Fès. Les travaux se dérouleront en deux phases: la première tranche des travaux sera achevée dans dix-huit mois (Meknès), alors que la seconde va s'étaler sur une durée de 45 mois à compter de la signature du contrat.
Dans ses bagages, Alstom arrive avec le dernier cru technologique en matière ferroviaire, le numérique. "L'intelligence de l'ONCF fut de lancer un appel d'offres qui soit au diapason des technologies évoluées", se félicite-t-on auprès d'Alstom Maroc, la représentation du groupe français au Maroc.
Les postes de signalisation qui seront installés sur le réseau de l'ONCF sont dits "à processeur à redondance". Ils fonctionnement sur le principe "hot stand-by", c'est-à-dire que si le processeur en opération tombe en panne, il est automatiquement relayé par un autre sans incidence sur la sécurité, l'exploitation, ni sur le trafic des trains. "Si par inadvertance un conducteur franchit un feu rouge, le train s'arrête automatiquement". Par rapport à la signalisation classique, le numérique offre des coûts d'investissement réduits, une meilleure disponibilité, des possibilités de télécommande accrues ainsi que plus de flexibilité en cas de modification du système. L'aspect sécurité des postes est assuré grâce à un logiciel avec codage, une technique déjà validée par des grands transporteurs ferroviaires ailleurs dans le monde.

Une task-force de maintenance sur place


Pour l'usager du train (l'ONCF parle de client depuis quelques années), la numérisation du système de signalisation élève les standards de sécurité (il reste à endiguer l'hécatombe des passages à niveau), et devrait théoriquement, augmenter la performance globale du réseau. Cela signifie donc plus de ponctualité des trains et une meilleure information, grâce à un système d'annonce automatique relié directement au poste de commande centralisé du triangle de Casablanca. Cette commande permet d'"optimiser" la gestion de la fluidité du trafic en orientant vers les opérateurs toutes les données sur les itinéraires et les horaires, théoriques et réels, de différents trains circulant dans la zone. La structure sera fournie avec le package de l'ensemble de la signalisation.
Pour la maintenance, les deux parties devraient conclure un nouveau contrat avant l'expiration de la période de garantie. En attendant, dans le cadre du contrat, il est prévu un programme de formation des ingénieurs et techniciens de l'ONCF. Celui-ci couvre aussi bien les aspects liés à la conception qu'à l'exploitation du système.
Par ailleurs, il est prévu qu'une partie des études d'ingénierie d'application et de fabrication de matériels soit sous-traitée par des entreprises marocaines. Les entreprises locales se verront réserver environ un cinquième du montant total du contrat selon l'accord passé entre l'ONCF et Alstom. Le groupe français prévoit d'installer une équipe spéciale pour suivre la maintenance du système, mais aussi le reste des affaires réalisées par le groupe. Alstom, faut-il le rappeler, est le principal fournisseur de l'ONCF pour le matériel roulant et les installations fixes. D'ailleurs, la livraison de premières locomotives électriques, objet du contrat signé fin 1996, devrait intervenir début avril.

Abashi SHAMAMBA

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