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OMC: Les négociations piétinent

Par L'Economiste | Edition N°:2232 Le 13/03/2006 | Partager

. Le G6 n’a pas réalisé d’avancées notables. Les Etats-Unis et l’UE campent sur leur position. Un sommet des chefs d’Etat en gestationPas de percée majeure dans le cycle des négociations lancé à Doha fin 2001. Les réunions, qui ont eu lieu les 10 et 11 mars à Londres entre 6 acteurs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), n’ont pas fait progresser le processus. Pour rappel, le G6 est constitué des ministres du Commerce de l’Australie, du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde, du Japon et de l’UE. Avant la réunion, les Etats-Unis et l’UE avaient averti qu’ils ne présenteraient pas de nouvelle offre en matière agricole. Durant les deux jours, les discussions ont focalisé sur le volet des droits de douane appliqués aux produits agricoles et industriels. Les 149 pays membres de l’OMC ont jusqu’à fin avril pour parvenir à un accord sur ce thème qui oppose le Nord au Sud. Une autre réunion du G6 pourrait être organisée début avril à New York pour tenter une nouvelle fois de débloquer la discussion. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a même suggéré l’organisation d’un sommet de chefs d’Etat. Proposition soutenue par Tony Blair, Premier ministre britannique. Mais d’ici là, les ministres du Commerce ont encore beaucoup de travail à faire pour déblayer le terrain, à en croire les sources proches du dossier.Selon Peter Mandelson, commissaire européen au Commerce, ce round a tout de même permis de «tester les possibilités et les limites des négociations sur la libéralisation des échanges mondiaux». Celles-ci devraient être conclues à la fin de l’année au plus tard.De son côté, Celso Amorim, ministre brésilien des Affaires étrangères, est toujours en attente d’un déclic pour débloquer les discussions. Un accord entre les 6 puissances réunies à Londres devait être un préalable au compromis général entre les 149 pays membres de l’OMC sur la baisse des barrières douanières dans le monde. Toutefois, une avancée est à inscrire à l’actif de ces réunions: des simulations chiffrées ont pu être réalisées sur 1.200 produits pour étudier l’impact des baisses des droits de douane sur les échanges d’une dizaine de pays dont le G6.En définitive, les positions n’ont guère avancé depuis la conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong en décembre 2005. Il avait alors été décidé d’éliminer les subventions aux exportations agricoles en 2013 au plus tard.Parmi les revendications des pays pauvres et émergents, la réduction des subventions et droits de douane sur les produits agricoles par les pays développés. De leur côté, les pays du Nord exigent la réciprocité pour les produits industriels et les services.


La France organise la résistance

A la veille de la tenue des réunions de Londres dans le cadre du cycle de Doha, la France a collecté des signatures de ministres européens de l’Agriculture pour mettre en garde la Commission européenne contre toute nouvelle concession. La Commission a jugé l’attitude française regrettable car susceptible de diviser les Etats membres. Dans le mémorandum, les ministres signataires affirment que toutes les marges de manoeuvre de l’UE concernant l’accès au marché agricole sont épuisées. Donc, toute nouvelle concession tarifaire serait exclue.Synthèse L’Economiste

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