×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Enquête

OFPPT: La moitié des diplômés trouvent un travail en dix mois

Par L'Economiste | Edition N°:444 Le 16/02/1999 | Partager

Le taux d'emploi des lauréats de l'OFPPT avoisine les 45%. Les niveaux de formation sollicités par le marché sont ceux de techniciens spécialisés et spécialisation. Les formations en tourisme et textile sont toujours convoitées.


En 1997, 25.243 lauréats ont quitté l'OFPPT le diplôme en poche. Une enquête menée par cet établissement sur l'insertion professionnelle de ces jeunes(1) démontre que leur taux d'emploi est de 44,88%. En comparaison avec les résultats de 1996, ce taux a chuté de plus de deux points. En face, le niveau de chômage de ces diplômés est de 54%. Deux catégories sont concernées. Il s'agit des lauréats n'ayant aucune expérience professionnelle (36,64% du total) et de ceux ayant déjà exercé un travail "et qui l'ont perdu pour une raison ou une autre" (17,80%), explique laconiquement le rapport de l'enquête. Pour les diplômés de l'Office, cette situation est généralement due à "l'étroitesse du marché de l'emploi". Ils sont 60% à partager cette opinion.
S'agissant du niveau d'insertion global, les formations de techniciens spécialisés et spécialisation arrivent en tête de liste avec respectivement 71,92 et 71,23% (la moyenne d'insertion, toutes catégories confondues, est de 63,36%). Leurs taux d'emploi sont par contre de 50,25 et 59,78%.
Les secteurs ayant offert le plus d'opportunités de travail sont ceux de la filière textile, confection et cuir ainsi que celle de l'hôtellerie. Ces enquêtes doivent normalement permettre de suivre l'état de la demande et d'ajuster, par conséquent, les formations aux tendances du marché. D'ailleurs, M. Mounir Chraïbi, directeur général de l'OFPPT, précise que l'Office, et dans le cadre de son plan de développement, opère des restructurations dans les filières. C'est ainsi que des métiers en perte de vitesse, tels que la dactylographie, sont abandonnés au profit de nouveaux, "porteurs de valeur ajoutée" et plus sollicités par le marché. M. Chraïbi cite les formations dans les domaines des techniques de l'information(2), de l'audiovisuel et de l'agro-alimentaire.
Généralement, les lauréats sont placés auprès des entreprises employant moins de 10 salariés. Les grandes structures, et comme pour le programme action emploi, ne recrutent que près de 20% du total. M. Chraïbi explique cette situation par le fait que "ces sociétés sont souvent en période de restructuration et privilégient un redéploiement interne des effectifs via une formation continue de leurs salariés".
Dans leur recherche d'emploi, 24% des lauréats ont été placés par le biais de leur établissement de formation. Alors que le rapport d'enquête juge cette performance encourageante, un directeur de cet institut la considère encore "insuffisante".

Aniss MAGHRI.

(1) L'enquête a été réalisée dix mois après l'obtention du diplôme et a touché 2.198 lauréats. Le taux d'activité de ces derniers est de 88,40%. Les lauréats inactifs comprennent les étudiants et les femmes au foyer.
(2) Cf L'Economiste n° 441 du jeudi 11 février 1999.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc