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Affaires

Offensive nationale pour la réinsertion des détenus

Par L'Economiste | Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

. Campagne de communication et journées nationales pour la sensibilisation. Nouvelle approche de la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus Il y a désormais consensus sur l’importance de réintégrer les détenus dans la société. Trois ans après sa création, la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, entame une nouvelle étape de sa mission. Lors d’une présentation faite jeudi 12 mai à Rabat, Zoulikha Nasri, membre du conseil d’administration de la Fondation, a mis l’accent sur l’importance de garantir une formation professionnelle ciblée au profit des détenus, tous âges et sexes confondus. Elle a, par ailleurs, présenté les grands axes des journées nationales pour la réinsertion des détenus qui s’étaleront du 23 au 29 mai 2005. Les portes ouvertes de la manifestation auront lieu les 23 et 24 mai au Théâtre national Mohammed V à Rabat et seront suivies d’une exposition des créations des détenus, du 25 au 28 mai à la Foire internationale de Casablanca. Mais avant, la Fondation lancera une campagne de communication pour rapprocher les citoyens des conditions de vie des détenus et des efforts qui se font pour les réintégrer. Les 56 établissements pénitentiaires du pays sont concernés. La nouvelle dynamique s’appuie sur un engagement de tous les intervenants: privé, formation (OFPPT), institutions de financement de l’autoemploi, ministères et société civile. Déjà, des discussions dans ce sens ont démarré avec la Fondation Zakoura pour le microcrédit, vendredi 13 mai. Aujourd’hui, le difficile débat sur les limites et alternatives des sanctions privatives de liberté bascule vers celui de la meilleure formule pour accompagner le détenu. Le taux de retour, bien que la direction des Etablissements pénitentiaires “ne dispose pas de chiffres exacts”, se situe quand même entre 18 et 23%, selon Mohamed Lididi, secrétaire général du ministère de la Justice et membre du Conseil d’administration de la Fondation. L’objectif de la formation-réinsertion est donc de réduire ce taux, mais aussi de donner une nouvelle image sociale du détenu. . Humaniser le milieu carcéralCette nouvelle approche vise l’insertion du détenu dans son environnement immédiat. Ainsi, des centres de formation aux métiers d’artisanat ont été implantés dans les prisons des villes à patrimoine artisanal. Des centres à Fès et à Ouarzazate sont déjà opérationnels. Le Centre de réforme de Casablanca, qui a coûté 9 millions de DH, est aussi un exemple. Il offre 16 filières avec une capacité d’accueil de 270 places par an. Il est passé de 29 lauréats en 2003 à 102 en 2004. Le Centre de Salé a nécessité un investissement de 10,3 millions de DH. Ses lauréats étaient au nombre de 63 en 2004, contre seulement 25 en 2003. Toutes ces activités sont susceptibles d’humaniser le milieu carcéral, selon les responsables de la Fondation. C’est la première fois que ce concept est pris avec le sérieux qu’il faut. Dans cette même perspective, la Fondation s’attelle à l’épineux problème des maisons de détention et de rééducation des enfants. Des dysfonctionnements ont été, par ailleurs, relevés dans les centres de sauvegarde. La Fondation a promis de rendre ces lieux plus vivables pour des enfants qui ont connu les affres de la rue. Mostafa BENTAK

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