×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    ODEP: Les orientations stratégiques pour 1997

    Par L'Economiste | Edition N°:271 Le 13/03/1997 | Partager

    L'ODEP ne veut pas constituer un frein à la compétitivité des entreprises. Conséquences: l'amélioration de son rendement et la baisse de ses coûts sont ses principales préoccupations en 1997. Encore faut-il qu'il s'attache à faire disparaître l'image d'un service coûteux.


    «L'image de l'Office d'Exploitation des Ports (ODEP) auprès des opérateurs est celle d'un office professionnel et efficace, mais coûteux», explique M. Abdelaziz Meziane, ministre des Travaux Publics, à plus de 400 cadres de l'Office lors de leur réunion annuelle le 8 mars. «L'estimation du coût de passage de la marchandise manque cruellement», poursuit-il. En attendant l'étude sur la tarification, l'ODEP continue d'améliorer son efficacité, tant au niveau de la productivité de ses équipements que de ses méthodes d'organisation du travail. «L'efficacité implique une plus grande rapidité dans la prise de décision, la vitesse d'adaptation aux différentes mutations, l'amélioration de l'exploitation et la réduction des coûts», affirme M. Mohamed Halab, directeur général de l'Office.
    L'année 1997, qui s'inscrit dans la continuité des actions entreprises en 1996, va permettre à l'Office de lancer une série d'études visant à clarifier ses choix stratégiques et à se doter de véritables outils de pilotage et d'aide à la décision. «La planification manque encore beaucoup à l'Office», précise M. Halab. Il s'agit de mettre en place un nouveau système permettant d'optimiser les choix d'investissements sur la base de critères précis. Une étude dans la planification devrait aider à définir les modalités et les procédures visant à assurer la cohérence des objectifs à moyen et long termes.
    En attendant les résultats de cette étude, l'ODEP continuera la réalisation de son programme d'investissement progressif (actuellement période 1997-2000). Ce programme privilégie le renforcement des équipements portuaires en allouant environ 60% de l'enveloppe globale à cette fin.
    Outre ces études, l'Office a arrêté un plan d'action pour l'année 1997 où l'amélioration du rendement reste l'une de ses principales préoccupations. La structure du trafic et du mode de conditionnement des marchandises évolue rapidement. Résultat: il faut adapter constamment le matériel et utiliser de nouvelles techniques et accessoires de manutention.

    A cela s'ajoute la mise en place d'une politique rationnelle en matière d'approvisionnement. Il s'agit en fait de trouver un équilibre entre la disponibilité des équipements portuaires et les besoins d'exploitation, quitte à repenser le dimensionnement du parc des engins. "Le choix entre la sous-traitance de la maintenance et le recours aux moyens internes doit être arrêté en fonction de la nature des opérations d"entretien, du type d'engins, de la qualité du sous-traitant et surtout du rapport qualité/coût», souligne le DG de l'Office. L'équilibre financier doit aussi être étendu aux différentes activités. «Il est urgent d'identifier les activités, les prestations ou les projets dont la rentabilité est nulle ou insuffisante», explique-t-il. Un plan de rétablissement de l'équilibre de ces activités identifiées devrait être mis en place, permettant ainsi l'optimisation des produits et la maîtrise des charges. Les activités concernant les ports de pêche, fortement déficitaires, les zones des chantiers navals et les services aux navires constituent des cas concrets à traiter.
    Dans ce plan d'action figure également l'adoption de règles de sécurité impliquant un contrôle permanent des engins de levage et des installations spécifiques.o

    Réalisations 1996


    L'annee 1996 s'est soldée par un chiffre d'affaires de près de 1,6 milliard de DH, en progression de 2,7%. L'activité de manutention a réalisé à elle seule 58% du chiffre d'affaires global, enregistrant ainsi une amélioration de 6% par rapport à 1995.
    Les produits générés par les péages pour usage des infrastructures interviennent pour 31% dans le chiffre d'affaires global. Ils ont marqué une hausse de 2% par rapport à l'année précédente.
    L'effet de cette baisse des charges conjugué à celui de la hausse du CA s'est traduit par une amélioration des résultats financiers: résultat courant en hausse de 36% à 383 millions de DH et valeur ajoutée de plus 6% à 1,2 milliard.
    Au titre du programme d'investissement, l'ODEP avait prévu d'engager 362,6 millions de DH qu'elle n'a exécuté qu'à 67% à 242,5 millions.

    Le volume global des échanges transitant par les ports a régressé de 3% en 1996 à 42,6 millions de tonnes.
    Une baisse significative du trafic a concerné surtout les ports de Mohammédia (-15,7%), Safi (-6,9%) et Nador (-6,2%).
    En revanche, les ports de Casablanca, Tanger, Agadir, Jorf Lasfar, Kénitra sont en légère hausse.
    Concernant la productivité de la manutention, la tendance à la hausse observée en 1995 s'est confirmée. La productivité obtenue sur les marchandises diverses, tous produits confondus, a progressé de 10% en passant de 401 à 441 tonnes/main/shift.
    Celle relative aux minerais a enregistré également un accroissement de 13,6%, en passant de 2.062 à 2.342 tonnes/main/shift.

    Fatima MOSSADEQ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc