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OCI: Le commerce extérieur en panne
DNES à Istanbul, Faical FAQUIHI

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. Les échanges étranglés par les divergences politiques . Seulement 6% des IED sont destinés aux pays musulmansTrès grosse affluence pour l’ouverture de la 10e édition du Forum international des affaires (IFB), qui se déroule en Turquie. Plus de 1.500 hommes d’affaires, venus des quatre coins du monde, se sont donné rendez-vous du 21 au 23 novembre à Istanbul. Cette grand-messe, présidée par Recep Tayyip Erdogan, chef du gouvernement turc, ambitionne de donner un coup de pouce aux échanges commerciaux entre les 57 pays de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).A noter que «les échanges entre ces derniers représentent seulement 13% de leur commerce extérieur. De plus ils n’accueillent que 6% des investissements étrangers mondiaux», selon Omar Bolat, le président de l’Association turque des hommes d’affaires et industriels indépendants (Müsaid). Ce sont là des chiffres dérisoires par rapport au poids économique d’une communauté qui compte plus de 1,2 milliard d’habitants. Le Müsaid, organisateur de l’événement, a d’ailleurs mis les bouchées doubles pour relancer une réflexion sur l’émergence d’un marché islamique commun. De grands invités de marque pour cette occasion. Parmi eux, Ekmeleddin Ihsanoglu, secrétaire générale de l’OCI, Ahmed Mohammed Ali , président de la Banque islamique de développement (BID) et Cheikh Saleh Abdullah Kamal, président de la Chambre islamique de commerce et d’industrie (Cici). Pour Omar Balat, «il est nécessaire de relancer la route de la soie si un marché islamique commun doit voir le jour». Mais pour y parvenir, il faudrait d’abord régler la question des visas. De plus, les barrières douanières font aussi obstacle au développement des exportations. «La croissance économique annule les divergences politiques», a-t-il souligné. Même son de cloche chez Erol Yarar, le président de l’IFB. «Il est urgent de développer les régimes d’assurances, de mettre fin à la double taxation et au clientélisme», a précisé Yarar. Son intervention a fait également allusion à la question palestinienne. A ce titre, il a suggéré de créer un label dédié aux produits palestiniens afin de booster leur vente dans les autres pays musulmans. Le président de la BID a, quant à lui, mis l’accent sur les problèmes sociaux qui handicapent les économies de l’OCI. Ainsi, la BID a créé un programme de soutien contre la sous-alimentation auquel un budget de 1 milliard de dollars a été octroyé. Ahmed Mohammed Ali a aussi souligné la faiblesse des IED au sein des pays membres de l’OCI. «Pour y remédier, il vaut mieux réglementer les conditions d’accès des investissements. L’intérêt des pays musulmans doit être prioritaire», a commenté le président de la BID. Cheikh Saleh Abdallah Kamal a, pour sa part, proposé le concept d’un «Islam de croissance». Ce qui n’est pas le cas actuellement, a-t-il précisé. Ainsi, un programme décennal a été lancé en 2005 pour promouvoir les échanges entre pays musulmans. C’est le cas notamment d’une banque d’affaires et d’investissements. Créée en janvier 2006, son capital est de 1 milliard dollars. Une instance pour la collecte de la zakat a également été créée.

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