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OCDE: Période «néfaste» aux Etats-Unis

Par L'Economiste | Edition N°:2741 Le 25/03/2008 | Partager

. Croissance de 1,4% en 2008 contre 2% prévu. L’Europe résiste encore à la crise L’OCDE a revu en forte baisse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis cette année, parlant d’une période «néfaste» s’ouvrant pour ce pays, mais les a maintenues pour la zone euro, qui devrait moins souffrir de la crise, malgré l’envolée de sa monnaie.La croissance américaine ne devrait être que de 1,4% en 2008 contre 2% prévu lors des précédentes estimations de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), publiées en décembre, a déclaré jeudi dernier Jürgen Elmeskov, chef économiste par intérim. Lors d’une conférence de presse, il a précisé que cette prévision annuelle, comme celles des autres zones, était temporaire et serait révisée lors du rapport sur les perspectives économiques le 4 juin. Aux premier et au deuxième trimestres, la croissance américaine «sera dans une fourchette proche de zéro, on ne sait pas si le chiffre sera positif ou négatif», a-t-il poursuivi.Dans son rapport, l’OCDE juge qu’il est peut-être «prématuré» de parler de récession mais affirme que l’économie américaine «stagne si elle ne se contracte pas déjà». La chute du marché immobilier américain a coûté un point de pourcentage à la croissance américaine ces deux dernières années et devrait avoir le même impact cette année. Il pourrait encore se dégrader, estime l’OCDE. L’inflation américaine a atteint 4% le mois dernier, 2,2% si l’on retire l’alimentation et l’énergie, «bien au-delà des niveaux acceptables», poursuit le rapport. Dans la zone euro, le ralentissement a été «moins brutal» qu’aux Etats-Unis, et l’OCDE maintient sa prévision de croissance à 1,9%.La croissance devrait cependant rester «dans le bas de son potentiel pendant un certain temps», à savoir inférieure à 2% par an, même si «les exportations semblent pour le moment assez bien résister» à l’appréciation de l’euro, qui aura des effets «limités» sur le Produit intérieur brut. La hausse de l’euro a aussi permis d’amortir l’impact de la flambée des prix alimentaires et énergétiques, qui a été à l’origine d’un bond de l’inflation à 3,3% sur un an en février, son sommet depuis plus de 10 ans.Elmeskov s’inquiète surtout de la hausse de l’inflation de base, hors prix de l’énergie et de l’alimentation, «particulièrement élevée» dans la zone euro. «Elle pourrait mener à une dérive des attentes d’inflation qui pourrait coûter assez cher» en termes de croissance, s’alarme-t-il.Pour la France et l’Allemagne, la prévision de croissance est maintenue à 1,8% pour 2008, même si les attentes pour le premier trimestre ont été revues en légère hausse. Hors zone euro, la croissance du Royaume-Uni est relevée à 2,4% contre 2% auparavant, même si l’économiste en chef de l’OCDE s’est montré prudent sur ce chiffre, répétant qu’il s’agissait d’une estimation transitoire. Nulle part dans le monde, «l’économie réelle n’est à l’abri des turbulences financières», avertit l’Organisation. La baisse des Bourses et de l’immobilier pèsera sur la demande de façon «significative».Synthèse L’Economiste

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