×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Europe

OCDE: Les villes, menace pour l’environnement

Par L'Economiste | Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager
Elles sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre
Elles ne bénéficient que de 10% des projets financés

Les villes abritent 50% de la population mondiale, consomment les deux tiers de l'énergie et sont responsables de plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre

«La guerre contre le changement climatique se gagnera dans les villes», déclare Pierre Ducret, président de la Caisse des dépôts et des consignations climat (CDC Climat). Dans une étude récente, menée par l’OCDE et CDC Climat, il insiste sur la prépondérance du rôle des politiques urbaines dans la lutte contre le changement climatique. En effet, les villes abritent 50% de la population mondiale, consomment les deux tiers de l'énergie et sont responsables de plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Le recours accru aux marchés du carbone paraît alors nécessaire afin de financer la réduction des émissions CO2 dans les zones urbaines. Cette participation passerait par la mise en place de dispositifs de compensation dits «mécanismes de projets» liés au protocole de Kyoto. Ces mécanismes permettent aux Etats participant au projet de réduction du protocole de Kyoto de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à travers les différents projets financés. Ces derniers concernent aussi bien les pays en voie de développement qui doivent pour leur part mettre en place leur propre mécanisme, que les pays développés qui bénéficient d’une mise en œuvre conjointe.
A l’heure actuelle, seuls 10% des projets financés par ces mécanismes bénéficient aux villes. Les projets urbains sont, en effet, sous représentés. Cette situation s’explique par de nombreux obstacles juridiques, techniques et financiers qui persistent.
Juridiquement, les autorités urbaines ont peu d’autonomie pour la réglementation des émissions GES. Les décisions sont alors le plus souvent prises à l’échelle nationale.
D’autre part, les autorités urbaines manquent souvent de connaissances pratiques sur les possibilités des marchés du carbone, ce qui constitue un handicap à la mise en place de projets viables.
Enfin, les coûts de démarrage restent élevés. Les crédits des marchés carbones sont délivrés après la mise en œuvre du projet et la constatation d’une réelle réduction d’émission de carbonne. D'autres sources de financement doivent donc être trouvées pour lancer les programmes.
Pour solutionner le problème, DC Climat et l'OCDE envisagent une meilleure adaptation des mécanismes de flexibilité aux secteurs urbains "qui offrent les meilleures possibilités de réaliser des réductions d'émissions rapides et peu coûteuses, à savoir le bâtiment, la distribution d'énergie, les transports, la gestion de l'eau et des eaux usées, et la foresterie urbaine". Reste à savoir si ces dispositions pourront être mises en œuvre rapidement.

H. S.

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc